Aller au contenu
Francerock70 — Le blog du rock français
Chroniques

ZAO

francerock706 juin 2026
ZAO

À ne pas confondre avec le groupe "Zao", formation de "Zeuhl musique", fondé par Yochk'o "Jeff" Seffer et François "Faton" Cahen dans les années 70.

Zao, de son vrai nom Casimir Zoba, né en 1953 en République du Congo, est un artiste auteur-compositeur, musicien et chanteur.

Zao est une institution au Congo. Il chante en lingala, lari et français. Son œuvre se caractérise par des textes engagés abordant souvent des sujets tabous dans la société congolaise sur un ton humoristique.

En 1978, il intègre l'École normale des instituteurs.

Depuis le début des années 1980, Zao poursuit une carrière solo.

zao010

Zao n’a jamais été un artiste comme les autres. Il n’a pas choisi la voie de la facilité, ni celle du pur divertissement. Il a choisi de chanter vrai, de faire de la musique un miroir de la société, un espace de réflexion enveloppé dans des mélodies savoureuses.

Avec lui, la chanson devient chronique, le refrain devient fable.

Zao se distingue très tôt par son style inimitable. Il mêle satire sociale, critique politique et humour caustique, dans une langue accessible et parlante. Son écriture est simple mais redoutablement intelligente. Il n’a pas besoin de grands discours : une phrase, un mot, et le message passe.

« Il est évident que tout Congolais amoureux de musique se souvient qu'en plus de vingt ans, Zao a porté haut la culture congolaise grâce à sa musique unique. Nous avons pensé qu'il fallait l'immortaliser de son vivant, que son histoire soit inscrite dans les annales, car son existence est aujourd'hui l'une des expressions musicales les plus fortes du Congo et de l'Afrique francophone. »

— Adonis Gerald K.

En 1998, il traverse une tragédie personnelle lorsque son fils âgé de quatre ans meurt lors de la guerre civile congolaise.

zao004

Dans le sud de Brazzaville, la capitale congolaise, où il a pris ses quartiers à Bakongo, il a créé l’Espace Zao où il accueille des enfants des rues. « À Brazza, il y a des enfants qui, jusqu’à 10, 13 ans, ne sont pas scolarisés. À cause d’un petit billet, ils peuvent à tout moment prendre la Kalachnikov."

En 1993, Zao enregistre un disque chez Barclay (pour le marché français ?), avec les frères Fanfan, musiciens antillais qui joueront avec une grande partie de la variété française, François Bréant aux claviers, qui a passé 7 ans avec Lavilliers et qui produit et arrange de nombreux disques, et Dutronc avec qui il fait un duo, "Lady Marlène".

zao006

Ce disque a été pour moi un petit rayon de soleil, je vous souhaite qu'il vous fasse le même effet !

zaocover

par Xav

Plus dans la même veine