STEEL ANGEL - Anthology
Octobre 1983 , je travaille à temps partiel dans une librairie pour payer mes études. Comme à chaque fois, je vais jeter un oeil sur le rayon des revues musicales. Oh surprise , après Enfer Mag en avril de la même année, un nouveau mensuel Metal Attack vient de sortir !
Toute ma génération de fans de hard rock/heavy metal est donc passée en quelques mois de la disette à deux magazines entiers ! Fini la recherche fébrile de quelques chroniques ou entrefilets dans Best et Rock n' Folk , les portes du paradis des "hard rockers" s'étaient ouvertes.
Dans ce magazine , un photographe , Christian Vinot, avait pour mission d'arpenter la France à la rencontre des groupes hexagonaux dans les caves et autres salles de répét' improvisées pour débusquer les plus prometteurs et chroniquer leurs démos.
La ville de Bordeaux est visitée dans le numéro de février 84. Le nom de Steel Angel est ainsi révélé à la France des chevelus en jeans aux cuirs hérissés de clous et de patches !
Musicalement , l'influence du Priest est incontestable , avec un hurleur capable de bons mediums et d'aigus convaincants. L'anglais est correct mais le choix de l'idiome de la perfide Albion me semble un mauvais choix. Un groupe qui a pâti également de l'ombre de High Power , ainsi "Judas angel or demon" n'est pas si éloigné du "casse toi" de la bande à Patrick Malbos. Pour le look , les américains de Ratt semblaient le modèle comme pour beaucoup de groupes européens de l'époque.
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Les breaks sont très travaillés , les musiciens sont excellents , les riffs, harmonies et solis inspirés. Un groupe qui méritait un meilleur sort , mais la concurrence était trop féroce en 86 pour des LP avec une production médiocre. La salve des 4 premiers morceaux du second LP mérite néanmoins vraiment le détour.
Au rang des curiosités , le second LP a été financé par le tennisman et guitariste amateur Ronald Agenor.
Titre en écoute : Born in the ocean ...Ou les bordelais revendiquant leur amour de l'atlantique.
CHRIS ROCKS






