Quand je demande à mon ami Google des renseignements sur le groupe Soho, il me répond systématiquement : TRIBUTE BAND DE DEEP PURPLE. Facebook confirme d'ailleurs l'information. Ma foi, pourquoi pas ?... Il y a pires références !
Cependant, j'ai entre mes petites mimines un album estampillé Soho, datant de 1993.
Même logo, à peu près le même équipage, mais disposant d'un répertoire bien plus rugueux que celui de la bande à Ritchie... on est plus proche des usines sidérurgiques Bonvoisin-Krief and Co. Section rythmique massive, textes revendicatifs, guitares agressives, pour des compositions supersoniques... c'est du féroce !!!
Le disque a été enregistré en auto-production, au studio Maunoir de Genève, et a bénéficié d'un tirage de 500 exemplaires. Même s'il fut plutôt bien accueilli par la critique, il ne permettra pas au quatuor d'Annecy de poursuivre l'aventure.
Après de multiples changements de personnel et l'enregistrement d'une nouvelle démo en 1995, Soho se disloque en 96.
Il faut attendre 2002 pour que la machine redémarre et enregistre une nouvelle démo... en anglais et plus nuancée ! L'effectif s'étoffe d'un nouveau chanteur et d'un claviériste, pour s'approcher au plus près de l'univers de Deep Purple.
En 2016, Soho enregistre un album (Purple Inspiration) constitué de sept des plus grands standards du groupe anglais.
À l'occasion de cet article, la galette qui nous intéresse aujourd'hui (De Profundis), s'est enrichie de quatre titres issus des premières démos... c'est aussi ça, la magie de FranceRock70 !
En écoute : Ni dieu, ni maître
par Keith Michards




