Aller au contenu
Francerock70 — Le blog du rock français
interview

SERGE SALA (Suite)

francerock7030 septembre 2022

Rappelez vous j'avais déjà il y a quelque temps consacré un article au chanteur Serge Sala car son premier album, un petit bijou de pop-folk ciselé, m’avait vraiment littéralement…

SERGE SALA (Suite)

Rappelez vous j'avais déjà il y a quelque temps consacré un article au chanteur Serge Sala car son premier album, un petit bijou de pop-folk ciselé, m’avait vraiment littéralement enthousiasmé.

" 1ER ARTICLE "

 

Il m'a semblé indispensable de lui donner une suite avec son second album paru chez Polydor en 1979.

Bonne pioche! L’album est du même tonneau !

Mais j’y reviendrais avec vous à la fin de l'article.


Il faut savoir que Serge Sala à l'époque était très présent dans la galaxie "Nicole Rieu". Bien plus qu'un satellite, il faisait partie intégrante de son univers. Il écrivait les musiques et souvent Nicole lui écrivait les textes. Ils participaient réciproquement à leurs disques.

C'est d'ailleurs par l'intermédiaire de Nicole que j'ai pu joindre Serge Sala, c'est elle qui m'a donné ses coordonnées.

Je l’en remercie sincèrement, car nous aurions pu passer à côté d'une interview captivante.

Une fois de plus, Francerock revient pour vous sur les coulisses du showbiz des années 70, et cette fois-ci c'est avec un chanteur que j'apprécie énormément, plein de talent, Serge Sala…

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

INTERVIEW :

Mister Pat : Serge c'est grâce à Nicole Rieu que j'ai pu te retrouver, elle m’a donné ton numéro de téléphone et je te remercie d'avoir accepté cette interview téléphonique pour Francerock70.


Serge Sala : Tu sais j'ai été vraiment étonné que quelqu’un s'intéresse encore à mes chansons après toutes ces années, donc pour moi cela a été une grosse surprise. Mais je trouve ça vraiment sympa !


MP : Ok Serge, si tu veux bien on débute avec la première question, tu as commencé la musique à quel âge ?

SS : Oh ! J’ai du commencer à 14 ans avec mon premier groupe.

MP : Alors justement, ton premier groupe c’était qui ?


SS : C’était des jeunes de mon bled de Seine et Marne .

On a commencé par un petit groupe, on était tous des amateurs, on était tous à l’école et on a débuté avec un groupe qui s’appelait les " Blue Star".

C’était pas très original, à l’époque on faisait des reprises étrangères mais aussi des chansons françaises, Nino ferrer, des choses comme ça.

MP : Ton premier instrument, c’était la guitare ?

SS : Au départ, je chantais uniquement. On faisait des podiums dans les banlieues parisiennes tous les week-ends, dans les foires commerciales, ça a commencé comme ca.


Mais figure-toi que le guitariste rythmique nous a lâché, alors je m’y suis mis.

En une semaine, j’ai appris 3 titres : il y avait “Da dou ron ron” (rires), « The house of the rising sun » et le troisième "What i'd say" de Ray Charles.

J’ai appris quelques accords, j’ai fait le podium, j’ai commencé à jouer de la guitare comme ça, mais au départ j’étais uniquement chanteur.

MP : Tu as continué avec ce groupe et après qu’est-ce que tu as fait ?

SS : Ça n’a pas duré longtemps, parce qu’on était une bonne équipe mais de bras cassés ! (rires)

A un moment, moi j'ai quitté le groupe, j’ai retrouvé d’autres musiciens, en fait je suis resté avec l’organiste qui lui était quelqu’un de vraiment bien, d’ailleurs on se voit toujours.

On a monté un groupe de rhythm'n'blues qui s’appelait le " Manathan set " et là c’est devenu un peu plus sérieux.

On avait 3 cuivres, orgue hammond, etc. Moi j’avais une belle guitare Gretsch "Chet atkins".

On a commencé à tourner, on a joué entre autres aux Jeux Plympiques de Grenoble, on a joué un peu partout quoi ! Le " Golf Drouot ", évidemment.


On a fait ça pendant quelques années, et puis après j’ai commencé à chanter seul.

MP : Parle-moi de ta rencontre avec Nicole Rieu, comment vous vous êtes connus?


SS : C’est d’une simplicité confondante, j’avais fait un 45 tours chez Pathé-Marconi et un 45 tours chez Philips.

MP : Ah, je ne le savais pas, parce que si tu veux par rapport à ta discographie, on n’a que les deux 33 tours!
Tu as fait d’autres disques alors ?

SS : Oui, mais je ne m’appelais pas Serge sala, je me suis appelé Philippe Launai, et Vincent Renaud, tu vois c’est pour te dire !

SALA245TOURS


MP : Ah c’est pour ça que je n'ai rien trouvé !!!

SS : Et il y avait cette comédie musicale “Attention”, ils cherchaient des gens et je me suis présenté.

J’ai été pris dans cette comédie musicale, en tout cas le groupe qui la préparait, et là y avait Nicole Rieu, c’est comme ça qu’on s’est rencontrés.

Il y avait également Mario D'alba, qui est actuellement le compagnon de Stone.


MP : Justement, après avec Nicole, comment ça s’est passé ton arrivée chez Barclay, ils t’ont fait un contrat ?

SS : Elle, elle a fait un énorme tube avec “je suis” à l’époque. On est partis en tournée avec Stone et Charden, on était choristes et en même temps, on faisait la première partie, on leur servait également de choristes, c’était la grande époque de Stone et Charden qu’on avait surnommés “Store et Jardin” évidemment (rires) !


On a fait cette grosse tournée, après avec Nicole on a commencé à travailler ensemble, je l’accompagnais sur scène elle a commencé à faire des concerts, des spectacles, voilà.

MP : Ça tombe bien, parce que c’est ma prochaine question, dans ton premier album Nicole était l’auteur de la moitié des textes de tes chansons, dont la merveilleuse “une chanson pour toi” moi j’aime beaucoup ce titre et vous étiez particulièrement en symbiose, c’est ce que je voulais dire, ça passait très bien!

SS : Oui, on a beaucoup travaillé ensemble, j’ai dû écrire une vingtaine ou une trentaine de titres pour elle, en fait on vivait ensemble donc c’était pratique quoi.

Moi j’avais déjà fait des disques, je composais déjà depuis un bout de temps et je me suis mis tout simplement à écrire des chansons pour moi, pour mon premier album chez Barclay.


MP : Justement sur ce disque, moi j’aime beaucoup " USA ", alors c’est une expérience personnelle ? Tu as fait les États-Unis ?

SS : Non, non c’était juste comme ça.


MP : Parce que ça fait vraiment vécu !


SS : J’avais un très bon auteur, qui a disparu de la circulation, je ne sais pas ce qu’il est devenu d’ailleurs, qui s’appelle Hugues Dumas (nota : il a continué à écrire entre autres pour Guy Marchand et Florent Pagny), j’ai fait pas mal de chansons avec lui, dont une chanson que j’adore, qui s’appelle "l’homme à l’imperméable gris " (second album), que je chante encore un peu, il a écrit 4 ou 5 chansons sur cet album et Nicole avait écrit les autres.


MP : " Donne-moi ", c'est une chanson que l'on entendait énormément en radio, ce titre a eu du succès. Moi, je me rappelle de cette chanson, ça devait faire un numéro 1 , alors pourquoi cela n’a pas fonctionné?

SS : Je ne sais pas, c’est assez incroyable d’ailleurs , ça passait vraiment partout, c’est sans doute à cause d'Europe 1, parce que ça passait vraiment partout sauf sur la radio Europe 1 .
Ça passait d'ailleurs pas mal dans les émissions rock un peu spécialisées.


J’avais vraiment de très bonnes critiques, ça se passait vraiment bien, je ne sais pas pourquoi systématiquement Europe 1 a refusé de passer cette chanson.

A l’époque, si tu passais sur RTL et Europe1, tu faisais un tube, il n’y avait pas de problème,

Je crois que j’ai vendu 42000 albums, actuellement c’est beaucoup mais à l’époque c’était pas grand chose.

MP : C’est quand même bien, ce disque il est superbe, moi j’aime beaucoup ce style.

SS : Ce que tu ne sais pas, c’est qu’il y a des musiciens incroyables dans cet album.

MP : Le problème c’est que les noms des musiciens n’apparaissent pas sur la pochette


SS : Ah ben non, ça c’était Barclay, à l’époque, c’était un peu dictatorial, il faisait un peu ce qu’il voulait le père Eddy

C’était un disque ou il y avait Claude Alvarez-Pereyre (Malicorne, Alpha Ralpha), plus tard il deviendra l’arrangeur de Bashung. A l’époque chez Barclay, il y avait Daniel Balavoine, Alain bashung, Rachid Bahri, on se fréquentait beaucoup.

MP : C’est des gens qui ont percé après.

SS : Exactement, mais on était toute une bande, on avait à peu près tous le même âge, on se connaissait très bien et ça marchait très très bien entre nous quoi !

Quand Claude Alvarez-Pereyre a fait l’album, sur le disque il y avait Manu Katché à la batterie, j’avais Pascal Arroyo (Nemo) à la basse qui est devenu le bassiste de Lavilliers, j’avais vraiment du monde quoi.

MP : C’était effectivement des musiciens de super qualité !

Alors, tu ne te décourages pas et en 79 tu changes de maison de disque, tu signes chez le label Polydor.

SS : Oui ,je pars chez Polydor, pour une raison très simple, il change de directeur de production.A l’époque, chez Barclay, j’avais un contrat pour un album par an ou un album tous les deux ans et le nouveau directeur de programmation, qui était un copain, me dit on va sortir un nouveau 45 tours.

Je lui réponds non, j’ai un contrat pour faire un album, qui était pratiquement prêt d’ailleurs, il refuse et me redit on va sortir un 45 tours.


J’ai dit non, vous me rendez mon contrat et j’ai gagné, ils m’ont rendu mon contrat, je suis parti chez Polydor,


A ce moment-là je n’avais aucun problème pour trouver une maison de disque, vu l’accueil du premier 33 tours, j’avais vraiment le choix partout pour faire un nouvel album.

J’ai rencontré un directeur de production super, dont j’ai oublié le nom, qui était chez Polydor et j’ai signé avec lui uniquement parce que le courant était bien passé entre nous.


Par contre cette fois-ci, ils ont mis les noms des musiciens sur la pochette, alors là c’est pareil, c’est carrément la crème des musiciens.

Il y a André Ceccarelli, Patrice Tison, Marc Chantereau et le disque est arrangé par Michel Bernholc.

On enregistrait en plus au studio gang, un super studio. Bernholc faisait en même temps les répétitions de " Starmania " et de mon album.

SALA2_ARTICLE

MP : Alors comment ça s’est passé ?

SS : On a fait un super boulot avec Bernholc et en plus, j’ai pu lui imposer deux ou trois musiciens inattendus qu’il ne connaissait pas, en particulier Gérard Geoffroy qui est un flûtiste extraordinaire qui avait été demandé par Simon et Garfunkel, pour faire leur tournée, tu vois c’est pour te dire.

Il est venu faire un chorus de flûte de pan pour le morceau du disque "Fanny" .

J’avais aussi appelé Patrick Bourgoin au saxo pour faire un chorus, Patrick Bourgoin je crois, jouait avec Balavoine.

Bernholc quand il l’a vu jouer dans mes séances, il l’a engagé pour faire "Starmania".

MP : Et bien, tout ce mélange!

SS : Oui, tout ce mélange à l’époque c’était comme ça.

MP : Alors, dans ce nouvel album, on y retrouve encore aux textes, Nicole, mais tu a réussi quand même à avoir une pointure reconnue dans la profession, Boris Bergman.

SS : J’ai réussi à l’avoir, parce qu’à l’époque je fréquentais un peu Bashung.

Avec Bergman, on était assez potes, on a fait quelques chansons ensemble dont je suis très très très content.

Et puis il y avait Jean-Marie Moreau, ah non, Jean-Marie Moreau, c’était pour le 3ème album que tu ne connais pas.


MP : Justement les textes sont toujours intéressants, par exemple, "je n’ai pas de pays", c’est autobiographique?

SS: Oui totalement!

MP: C’est le titre phare de l’album.

SS : Oui, il y a quand même une anecdote assez incroyable, ce titre a été classé dans les premiers en plein été, au hit parade de RMC Monte Carlo quand il est sorti, sans doute parce qu'il y avait beaucoup de " pieds noirs " dans cette région, bien que le texte soit quand même agressif par rapport à l'Algérie Française.

MP : Parce que tu prends parti, quand même.

SS : Ah, mais je prends complètement partie, je dis carrément que c’était normal que l’Algérie devienne indépendante, et pour un pied noir à l'époque, c’était pas très bien vu.

Déjà d’être " pied noir", ensuite "pied noir" de gauche tu vois ça fait bizarre et en même temps, je disais que je ne me sentais pas vraiment français, ce que je ne dirais pas aujourd’hui, parce que je ne le pense plus.


MP : Oui forcément, on évolue.

SS : Ben à ce moment-là, j’étais un petit peu énervé.


MP : Alors, je te reparle de “l’homme à l’imperméable gris”, parce que ça parle d’un militaire qui à des problèmes de retour à la vie civile, elles sont superbes ces paroles.


SS : Oui, on croisait ce genre de type à Paris, des anciens d'Indochine et d’Algérie, qui étaient vraiment presque des caricatures, d'ailleurs ça existe encore à l'heure actuelle.

MP : " Papillon noir", tu parles des problèmes de l’adolescence

SS : Oui, même si je n'écrivais pas les textes à l’époque, j’étais souvent l’instigateur, et j’apportais régulièrement les idées .


J’avais une anecdote dans ma famille d’un môme qui était à l’école qui avait vu un conseiller d’orientation : il lui avait dit " machin", vous savez pas quoi faire, moi je vous verrais bien grutier, ça m’avait frappé.

Disons qu’on est parti sur " Papillon noir " à cause de ça.


MP : Moi aussi j'ai vécu cette expérience étant ado, il voulait absolument que je devienne routier, ça ne m'intéressait pas du tout, c'était vraiment du n'importe quoi !

Pour en revenir à l’album, c’est dans la même mouvance que le premier au niveau musique, il y a bien sûr un tube, "J’ai pas de pays", mais il y a aussi un titre que j’aime beaucoup, c’est " Côté ouest, Paris périphérique". C’est plus country rock, c’est un style que tu aimes ?


SS : Oui, mais c’est pas un titre que je rechanterai aujourd’hui.

C’est vrai que tout l’monde se gargarisait de faire de la musique californienne, c’était très très très mode quoi, et on était tous fou de gens comme James Taylor.

Cabrel, c’était un fou furieux de James Taylor, il a fini par faire " Taratata " et chanter avec lui, donc ça c’est formidable.


Au fait, tu ne le sais peut-être pas, mais je vais te l’apprendre de pote à pote, mais ça m’étonnerait que tu ne le saches pas.

Je crois que pour son 2ème album chez CBS, ils ont fait venir l’arrangeur de James Taylor et il a fait tout l’album, sauf " Je l’aime à mourir ", parce qu’il manquait un titre et qu’il l’a fait en dernier avec ses potes.

MP : Ah, non je ne le savais pas ça, je ne connais pas tout quand même, je suis loin de tout connaître.

Avec le titre "Frime frime" c’est déjà plus rythmé, il y a un petit côté Michel Berger, alors quand je te dis ça, ça t’agace la comparaison ou c’est plutôt un compliment?

SS : Non, je trouve que Michel Berger est un super compositeur, il a fait des chansons super, ça fait partie des grands compositeurs de la chanson française, j’aime vraiment beaucoup.

Oui, c’est un compliment, j’étais pas un fou de sa voix et de sa façon de chanter, je trouvais ça un peu " Passy-Auteuil", mais sinon, non, non, je trouve ça vraiment bien Michel !

MP : Je suis tombé par hasard sur cette vidéo de l’INA, pour une émission de télé où tu fais ta promo pour ton disque, il y avait quand même du beau monde, il y avait Catherine Ribeiro, Linda Keel, Mouloudji, Francis Cabrel et Léo Ferré, alors donne-moi ton avis.


SS : Tu vois pour te dire, j’avais quand même une espèce de côte qualitative à l’époque, comme ça, un peu marginal, pas vraiment tu vois dans le style variété, j’avais cette image-là; c’est une émission qui avait duré 3 ou 4 heures de discussions et il y avait eu un montage final de 1 h 30.

" VIDEO INA "

 

MP : Ce deuxième disque pour moi, il est fabuleux également, et pourtant c’est encore un échec commercial. Tu en as vendu combien d’exemplaires de ce disque?


SS : J’en ai pas vendu. J'étais en tournée avec Cabrel,  France - Belgique - Suisse, je suis dans les premiers au hit parade de RMC … Le titre passe partout, je fais plein de télés et il n’y a pas un disque en place partout où je passe, pas un disque en place, jamais.

MP : C’est une histoire de distribution ?

SS : Alors, l’histoire est assez formidable, c’est que le type avec qui je viens de signer chez Polydor qui était directeur de production, entre-temps s’est fait viré, donc toutes ses productions sont parties au placard, dont la mienne.


Je rentre de tournée, je vais les voir et ils me regardent comme si j’étais un étranger.


Tu vois c’est sorti au Québec, j’ai fait des tas de télé au Québec, c’est sorti à Montréal, c’est sorti en Suisse, j’ai fait des concerts en Suisse, je suis allé faire des télés et des radios à Montréal, pas un seul disque dans les bacs, nulle part, donc voilà.

J’ai été disque du mois à France inter par exemple, avec cet album, Monique Le Marcis (directrice de la programmation chez RTL) voulait que je fasse l’Eurovision pour le Luxembourg avec cet album, je n'ai pas voulu, j’en avais discuté avec mon éditeur, ce n'est pas ce que je voulais faire. A partir de là il y a eu un désintérêt total de la nouvelle équipe promotionnelle Polydor.


MP : C'est vraiment une histoire incroyable !

Serge si tu veux bien, on fait une petite pause et on reprend l’entretien un peu plus tard.

SS : Oui d'ailleurs ; il faut aussi que je sorte mon chien (rires) !

Fin de la première partie

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Chronique du disque

sala2_front

Cette fois-ci paru sur le label Polydor, le deuxième 33 tours de Serge Sala démarre très fort avec "J'ai pas de pays" un morceau autobiographique qui se faufile facilement dans vos oreilles.

Une chanson tubesque de qualité (musique et texte) comme on les aime ici à Francerock.

"Papillons noirs", titre suivant à l'ambiance intimiste me rappelle le meilleur de Jean-Michel Caradec, un folk rock inspiré accompagné d'un texte au thème inhabituel.

On continue avec "Frime Frime", un morceau qui swing, qui bouge à la "Michel Berger", vraiment top.


"Prévenez pas mes parents ", toujours du groove style Michel ou Véronique Sanson, avec un son californien hyper professionnel. Ils n'auraient pas fait mieux je pense aux US.


"Fanny" une très belle ballade, un super solo de flûte de pan de " Gérard Geoffroy ".

Ma chanson préférée, "Côté ouest Paris périphérique", Cabrel n'est pas loin, un country rock très américain, un must ce titre,les guitares, les voix, tout est impeccable.

"Boule de gomme" une magnifique berceuse écrite par le talentueux parolier " Boris Bergman" pour endormir nos enfants ou nos petits enfants.

sala2_back

Serge Sala nous prouve une nouvelle fois avec ce disque qu’il est un chanteur de grand talent, une voix à la tonalité douce, presque aérienne, qui ne vient jamais brutaliser nos tympans, des titres mélodiques qui coulent comme le clapotis d'un ruisseau, un groove sans heurt et toujours somptueusement interprété.

Il ne pouvait en être autrement, vu les "musicos" qui l'accompagnent. De plus, Serge Sala est à l'unisson avec la sublime voix de Nicole Rieu.

Je suis souvent enthousiaste pour les artistes que je vous propose, mais je vous en supplie, écouter cet album jusqu'au bout !

C’est vraiment la grande classe, un disque de pop et de folk-rock génial passé complètement inaperçu d'un compositeur inspiré et inspirant.

Nous n'en avons pas encore fini avec Serge, puisque le mois prochain il y aura la suite de l'interview avec pour vous sans doute une surprise de taille, mais chut ,c'est un secret...

et pour les retardataires, je vous propose de nouveau le premier 33 tours remasterisé.:

 

Titre en écoute : " Coté ouest Paris périphérique "

Art - interview : Mister PAT - Remasterisation : Makhno

Un grand merci à Serge Sala pour sa gentillesse.


Mister PAT

Francerock70 - Septembre 2022

Plus dans la même veine