Rien, ou presque, pas d’information sur ce groupe sur Internet. Il faut dire qu’avec ce nom qui encore se confond avec un autre groupe, cela ne facilite pas les choses, de plus le nom de l’album est aussi celui d’un film et d’une chanson très connus. Cela part mal, j’avais un scan du CD, mais c’est assez illisible, la seule chose que je peux en tirer est que la chanteuse (Tiki) joue aussi de la guitare, et que le bassiste (William Gates) tâte aussi du clavier, avec Tiny Monster (claviers divers), les guitares sont assurées par Mr Jade, et enfin la batterie par Cyril. Disque enregistré en Angleterre dans le Norfolk.
Reste la musique, et là cela commence fort, par une introduction à 2 guitares, l’une soutenant l’autre. D’accord, c’est simple, mais si efficace, et tellement jouissif. Laissez moi reprendre mon souffle.
Première impression, la chanteuse assure sans hurler, et les guitares font le travail. Le deuxième titre démarre un peu comme U2 lorsqu’ils faisaient de la musique (les moins de 40 ans ne pourront pas comprendre), un piano qui égrène des notes puis les guitares, et enfin la voix. Un tube si cette chanson était sortie début 80, nous sommes en 97...There avec son intro à la batterie semble plus conventionnel. Une ballade ensuite pour se calmer, où la chanteuse montre encore une autre facette de sa voix.
Et on repart au combat avec TV Game, avec toujours une introduction à 2 guitares (Pas la même, un peu plus hard celle-ci), pour se calmer sur le pont, et reprendre, pour finir avec un soutien d’un orgue en contre-chant. Ah, une autre ballade, et cette fois ils ont sorti les guitares acoustiques, dommage la voix est un peu noyée dans le mix. Le slow qui tue. Scarlet bride très bluesy avec une guitare solo qui assure.
On revient aux affaires avec new generation avec son beat martial et sa guitare hard. Je trouve que curiosity killed the child ressemble un peu au rock anglais du début des années 80 (Alarm, Big Country pour les guitares), tout en se démarquant par le chant, et la fin où la guitare s ‘énerve.
My fate démarre par une introduction au synthétiseur, décidément ce groupe soigne beaucoup (et bien) ces introductions. Pour revenir à la même influence que le titre précédent. On se calme un peu pour le dernier titre très fin sixties, le San Fransisco sound. D’ailleurs tout au long de l’album, la voix de la chanteuse est assez comparable à Grace (Slick), sur ce morceau, cela devient une évidence.
Ce n’est pas à proprement parler un album de hard, mais plutôt de rock fort (pas le fromage). Excellent disque qui aurait mérité un grand succès. Il est à se demander pourquoi, à la même période, des groupes avec de moins bonnes compositions, une médiocre technicité ont fait un tabac. Mais il est vrai que je ne comprends … rien.
En écoute : little girl blue
Obiwan



