Dans la famille de Richard Lable, tout le monde est musicien. Sans remonter au papi et au tonton avec Wikipédia, on peut citer la cousine France Gall et le frérot Denys Lable, guitariste de renom qui a accompagné en studio ou sur scène de très nombreux artistes de rock, de jazz ou de variété (dont sa cousine qui appréciait fort les sucettes à l’anis).
Richard, lui est multi-instrumentiste (claviers, flûte, saxophone, alto) et à l’occasion chanteur.
De 1972 à 1974 Denys Lable (ex-Calcium), Richard Lable, leur cousin Philippe Gall et leurs potes Stéphane Vilar et Jean-Claude Poligot (deux autres ex-Calcium) accompagnent Julien Clerc sur scène.
Etre à la fois musicien de studio et musicien accompagnateur de tournée n'est pas courant à l'époque. Cela n'empêche pas nos cinq lascars de former un groupe qui est baptisé PLVG avec les initiales de leurs noms de famille.
Entre les tournées et les sessions de studio les musiciens de PLVG (se prononce "plug") travaillent à leur propre répertoire musical et enregistrent un LP entre novembre 1973 et février 1974.
Ce disque qui sonne irrésistiblement C, S, N & Y à la française restera malheureusement dans les tiroirs pendant 45 ans avant de sortir enfin en édition limitée (1000 exemplaires) en 2019 grâce au fameux label Monster Melody où il est toujours en vente : ICI
Quant au groupe, il est la victime collatérale du cocufiage de Julien Clerc par Michel Berger. Mauvais joueur, notre Juju vire le frère et les deux cousins de l'infidèle ainsi que leurs deux copains.
C'en est fini de PLVG en tant que formation. Les membres de PLVG n'ont plus qu'à poursuivre leur carrière de musiciens de session. On les retrouve donc sur de nombreux enregistrements du mitan des années 70.
Et puis, un jour de 1978, sur le verso d'un LP (recommandé par la FNAC) les musiciens de PLVG (hormis Stéphane Vilar) prennent la pose.
Le LP qui les réunit de nouveau est le premier album de Richard Lable.
Aux côtés des quatre musiciens de PLVG, on note la présence de Teddy Lasry (ex-Magma), d’Alain Sirguy (encore un ex-Calcium) et de la petite frangine/cousine créditée sous son surnom d’enfance Babou.
A l’instar de ces chanteurs des années 70 qui ont dépassé la chanson de type rive gauche pour proposer une musique plus élégante et plus élaborée, Richard Lable nous offre un album fragile, délicat avec de belles mélodies éthérées chantées d’une voix de réverb tendre et douce.
On se retrouve donc une fois de plus avec un A.C.I difficile à étiqueter tel un Olivier Bloch Lainé, un Michel Zacha, un Richard Vimal, un Richard Gilly à ses débuts, un Bernard Ilous, un Philippe Farré, un Gérard Entremont et quelques autres n’ayant d’autres points communs qu’un talent et une originalité aux contours flous...
Sur ce disque entre soft-rock et chanson, apparaît une nouvelle version de « A pas démesurément lent » qui avait déjà été enregistré, mais non publié, par PLVG en 1974.
Deux titres de l’album, « Belle ma belle » et « Comme les saisons », avaient eu droit à une publication sur 45T l’année précédente.
Sur la toile, on peut retrouver nos quatre compères avec le titre "Sur un grand divan".
Le LP comporte un instrumental « Mon beau nuage» qui sera réarrangé en 2022 par Denys Lable et Christian Padovan sur leur album « Dédoublé ».
En 1983, Richard Lable publiera un second 33T que vous pouvez retrouver sur "To rip or not" le blog de Fred. ICI
Titre en écoute : « A pas démesurément lent »
par Crapou
Bonus pour les abonné(e)s : les titres de Richard Lable publiés uniquement en 45T + la première version de «A pas démesurément lent» de PLVG + la reprise de «Mon beau nuage» par D. Lable et Padovan + «Ce matin» par Calcium et sa reprise par PLVG










