Après la disparition de Pierre Rapsat en 2002, tous ses enregistrements studio (vinyles et CD) ont eu droit à une réédition (avec des bonus live) et ont été suivis de nombreux albums live, de multiples compilations et même d’un CD spécial-bonus. Au final, en incluant les double-CD, un triple-CD et un quadruple-CD, on se retrouve désormais avec un total de 37 CD dont la plupart sont encore à notre disposition en version numérique sur les plateformes.
Malgré tout, quelques titres de Rapsat n’ont pas eu droit à une seconde chance. Aussi, même si elles ne sont pas impérissables, Francerock70 vous propose de reposer vos « cages à miel » (comme dirait l’ami Keith) à l’écoute de ces quelques chansons méconnues et plutôt éloignées de la facette rock de cet artiste.
De quoi s’agit-il ? Tout simplement de quelques titres égarés sur des 45T confidentiels et de trois inédits échoués sur des compilations vinyles jamais rééditées en CD.
C’est le cas du 45T « Harold et Maude / Les machines » et de sa version anglaise « Harold and Maud / Some call it loving » parus en 1974.
A noter qu’en 1977, sur l’album « Je suis moi » (mon album préféré de Rapsat), celui-ci proposera une nouvelle version du titre « Les machines », superbe reprise de près de 7 minutes. J’adoooore !
Quant au titre « Harold et Maude », on le retrouvera en 1976 sur la première compilation de Rapsat « Judy & Cie ». Sur cette compilation vinyle figurent également deux inédits : « Doc Holiday » et « Rien qu’une vie ».
En guise de fin de contrat, WEA publiera encore deux 45T. En 1976 ce sera « Si on s’en allait » avec une déconcertante face B de remplissage : « Boogaloo ».
Puis début 1977, ce sera « J’ai perdu l’Amérique / On aura tout inventé ».
Par la suite, en 1982, « Seul dans la métropole » sera l’unique inédit d’une seconde compilation de fin de contrat (avec RCA cette fois-ci).
Et maintenant évoquons brièvement quelques raretés interprétées par Rapsat.
Tout d’abord sur le CD publicitaire « Ode » pour le café Douwe Egberts (1997) , Rapsat mettra des mots sur la fameuse « Lettre à Elise » de Beethoven.
Toujours en 1997, sur le CD-single 3 titres intitulé « Un dimanche en automne », Pierre Rapsat nous proposera une superbe reprise du « Plat pays » de Jacques Brel.
(petite parenthèse à l’intention d’un éventuel visiteur du blog pointilleux et parvenant à suivre la pléthorique discographie de Rapsat : les titres « J’ai perdu l’Amérique », « Seul dans la métropole » et « Le plat pays » ont en fait déjà eu droit à une seconde vie sur une compilation de 2004 intitulée « Jardin secret »)
Ignoré par la France, Rapsat participera au contraire à de nombreuses émissions de télévision en Belgique notamment sur la RTBF où il n’hésitera pas à reprendre des chansons d’artistes qu’il admire.
Ce sera le cas de Brassens avec sa reprise de « La non demande en mariage », de Brel avec « Le plat pays », de Françoise Hardy avec « Des ronds dans l’eau », de Gainsbourg avec « La chanson de Prévert » (en duo avec Axelle Red).
De même, aucun télespectateur belge ne sera surpris de voir Rapsat reprendre quelques titres des Beatles qui l’ont tant inspiré : « Help », « She loves you », « Yesterday ».
En outre, sur les plateaux de la RTBF, Rapsat sera parfois amené à proposer des « Medley » à partir de quelques titres de son répertoire.
Avant de clore cette modeste compilation consacrée aux « raretés et divers inédits sur CD » de Pierre Rapsat , j’ai ajouté la deuxième version (1977) du titre « Les machines ».
Sur le zip qui accompagne cette chronique, vous trouverez également en guise de bonus la toute première trace discographique de Rapsat en tant que compositeur. Il s’agit du titre « Une poignée de neige » (1967) chanté par Eric Vion (de son vrai nom Eric Van Hulse et compagnon d’infortune de Rapsat pendant 10 ans).Les deux débutants seront effondrés par le résultat obtenu (il faut préciser que le directeur artistique et l’arrangeur de ce 45T venaient de lancer la carrière d’Adamo avec « Tombe la neige » (1963) et pensaient probablement récidiver avec cette chanson de Vion/Rapsat).
NB : Rapsat, né sous le signe des Gémeaux, n’était pas seulement le chanteur talentueux évoqué dans cette chronique, c’était aussi un formidable showman, une véritable bête de scène. Aussi, pour évoquer ce côté rock de l’artiste, j’ai complété le zip ci-joint avec deux vidéos (dont l’une avec Rapsat aux Francofolies de La Rochelle en 1987).
titre en écoute : « Le plat pays »
par Crapou









