A mon tour j’ai eu envie de faire plaisir aux visiteurs du site qui se sont manifestés suite à ma chronique sur le premier album solo de Pierre Rapsat.
Pour eux, et bien sûr pour toutes les personnes intéressées par Rapsat, je suis allé fouiller dans les boîtes à chaussures où sont stockées mes vieilles cassettes audio...
Bingo ! J’ai mis la main sur les deux K7 que m’avait envoyées un copain de Charleroi il y aura bientôt 25 ans.
Avant de vous dire de quoi il s’agit, sachez que, lors de la numérisation de ces bandes, je n’ai pas touché aux plages musicales.
Par contre, j’ai eu du boulot pour rendre audible la quasi totalité des nombreux monologues de Rapsat.
J’en profite au passage pour remercier l’ami Makhno qui m’a expliqué comment atténuer les bruits de fond des monologues avec la fonction « Réduction du bruit » d’Audacity.
Bref, tout ça pour vous dire que je ne suis pas trop mécontent du résultat obtenu (et j’espère qu’il en sera de même pour vous).
Après ce préambule, il est temps d’entrer dans le vif du sujet : le contenu de ces deux K7.
« Acoustique, électrique, sympathique ...», c’est ainsi que Pierre Rapsat, au printemps 97, avait évoqué sa future série de concerts ajoutant « … je raconterai des histoires, des anecdotes... ».
Effectivement, du 23 août 97 à Huy au 27 mars 98 à Mons, Rapsat présentera 8 fois un spectacle acoustique lors de cette mini-tournée intitulée « Seul en scène … enfin presque ».
Accompagné de Didier Dessers (ex Loop the Loop), Rapsat va donc, de temps à autre, abandonner les séances d’enregistrement de son prochain album (« Volte Face » qui sortira en septembre 98) pour convier son fidèle public à une « soirée spéciale au coin du feu » (comme les affectionne tant notre boss Mister Pat).
Lors de ces quelques concerts à coeur ouvert où il se paie une petite gratte entre amis, Rapsat entrouvre son jardin secret et se raconte sans prétention aucune.
C’est ainsi que, tantôt seul à la guitare, tantôt magistralement accompagné aux claviers et aux percussions par son complice Didier Dessers, il invite son public à parcourir avec lui sa longue carrière illustrée par un titre de chacun de ses albums.
Entre deux morceaux, il évoque des souvenirs, livre des impressions sur le monde qui l’entoure, dévoile la genèse de telle ou telle chanson ou encore rend hommage à ceux qu’il admire.
Chers visiteurs, il ne vous reste plus qu’à jeter une oreille sur cette pépite où, loin de ses light show habituels et de la grosse production qu’ils nécessitent, Rapsat avait abandonné temporairement son personnage de rockeur.
Dans cet enregistrement on peut percevoir l’ossature de ses chansons telles qu’il les composait (toujours à l’oreille avec sa douze cordes car il ne connaissait pas l’écriture musicale).
Les rares fois où il a composé avec un clavier sont d’ailleurs évoquées avec humour dans cette causerie de deux heures.
Causerie fort sympathique, véritable (et émouvant) témoignage de la simplicité de cet artiste et de la complicité qui le liait à son public.
Un jour, évoquant sa carrière, Pierre Rapsat (Pierrot pour les belges) avait déclaré : « Je me suis produit moi-même comme je le voulais. Plutôt que de voyager en troisième classe sur un paquebot, j’ai opté pour ma traversée sur mon voilier ».
En écoute : un extrait du titre « Music man » (et du monologue qui le précède).
Par Crapou
Et, pour les visiteurs du blog (abonnés ou pas), un bonus très spécial "La saga de Pierre Rapsat " racontée par Gilles Verlant (avril 2007)







