Bon, comme beaucoup de "jeunes" de ma génération, j'ai été intrigué par l'histoire d'un phoque déprimé qui se balade en plein New York… J'ai ainsi fait connaissance avec le groupe québécois, montréalais devrais-je dire, Beau dommage. Et après avoir mis l'oreille dedans, j'ai rien lâché.
Vous vous souvenez de l'époque des slows ? Faut que je répète ou tous les sonotones sont bien branchés avec des piles neuves ?
Sur leur album paru en 1975, "Où est passée la noce ?", figure la chanson "Heureusement qu'il y a la nuit", interprétée par Pierre Bertrand. Je vous épargne la narration de mes émois amoureux de mes 15 ans, ne voulant pas risquer de passer pour un couillon ou un ringard.
Ce qui m'a touché, c'est le timbre de voix de Pierre Bertrand et même si je suis plus sensible à l'écriture de Michel Rivard (la complainte du phoque, c'est lui. Entre autres), j'ai un faible pour la musicalité de celle de Pierre.
Depuis la séparation de Beau dommage, chacun a volé de ses propres ailes, avec plus ou moins de bonheur et de succès. Celui qui a le plus cartonné, c'est bien entendu Rivard, qui a fêté ses 50 ans de carrière en 2023 avec le spectacle "Le tour du bloc", mais, même si sa production a été plus confidentielle, Pierre Bertrand a publié 3 albums et une compilation en 1996 que je vous propose aujourd'hui. C'est plaisant à écouter, ça n'atteint pas des sommets néanmoins.
En tout cas, comme il le dit : "Ça c'est moi" (titre de la compilation).
En octobre 2025, Pierre Bertrand a révélé qu’il avait combattu un cancer dont il est guéri aujourd’hui. Il souffre néanmoins de problèmes aux reins qui nécessitent trois dialyses par semaine.
Mais malgré ces soucis, il a affirmé être très heureux d’être en vie et continue à faire de la musique pour le plaisir.
Un grand merci à Headlift (Hervé) qui m'a dégoté cette compilation.
Morceau en écoute : Méo Penché
par Philou





