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Francerock70 — Le blog du rock français
interview

PHIL MANCA

francerock7020 octobre 2023

Je ne connais pas bien Phil Manca , mais je suis persuadé qu'outre son talent immense, le gaillard présente forcément quelques défauts. Peut-être est-il fan de Sophie Davant. Peut…

PHIL MANCA

Je ne connais pas bien Phil Manca, mais je suis persuadé qu'outre son talent immense, le gaillard présente forcément quelques défauts. Peut-être est-il fan de Sophie Davant. Peut-être qu'il se baffre de fraises Tagada. Peut-être qu'il porte des strings à paillettes. Peut-être qu'il pète au lit. Peut-être même qu'il a vendu son âme au diable, à la croisée des chemins !

Mais je te rappelle, cher lecteur, que nous ne sommes pas là pour juger l'homme, mais plutôt son œuvre. Et son œuvre est prolifique ! Il commet ses premiers méfaits à l'aube des années 80, au sein de TNT, bouillonnant groupe de hard rock.

voir l'article sur TNT

 

 

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Puis il rejoint les métalleux de Sortilège, avant de collaborer avec Éric Lévi (ex-Shakin' Street) pour le tout premier album d'Era qui se vend à sept millions d'exemplaires dans le monde entier.

Durant les années 90, son nom apparaît sur la B.O. de plusieurs films (Les visiteurs, La vengeance d'une blonde, Les anges gardiens…).

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Durant les années 2000, il sévit aux côtés de Renaud Hantson (Satan Jokers, Furious Zoo) et compose une comédie musicale (Jack et le haricot magique), ainsi qu'un opéra rock (Ypsé). Après une tournée de deux ans, durant laquelle il fait l'apologie du répertoire de Gary Moore, il se décide enfin à mettre en boîte ses propres inspirations.

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Première cartouche en 2018 avec SIGNS : véritable festival de blues/rock savamment épicé, sur lequel Manca met en orbite les Beatles et se paie une tranche d'AC/DC.


2021, nouvelle déflagration électrique avec le virevoltant DANCING SPIRITS, et l'hommage à quelques pionniers du blues (Johnny "Guitar" Watson et Titus Turner). Deux friandises à savourer en sirotant un Southern Comfort, à l'ombre d'un cyprès chauve.


Et nous voici en 2023 — le bien nommé LAYERS OF PAIN sort dans les bacs. Le gratteux de Paname a toujours la dalle et il a l'air salement furax.

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Il dégaine sa Les Paul dorée pour griffer le vinyle d'arpèges assassins. Épaulé par une section rythmique inflexible (Éric Lafont à la batterie, Josselin "JJ" Jobard à la basse et au chant), il échafaude un heavy rock teigneux. Les riffs s'empilent comme des couches de lave incandescente. Accroche-toi aux rideaux, mamy, sinon l'orgie de décibels va te niquer le brushing.

C'est robuste, c'est dense, c'est nerveux, mais ça dégouline de blues à chaque accord. Et ouaih, c'est ça la petite touche Manca : il te colle un high kick au niveau des cervicales, et tout de suite après, il te badigeonne d'arnica… c'est un peu le Michel Cymes du wall of death !


Amis métalleux "LAYERS OF PAIN" Un disque à se procurer d'urgence !



par Keith Michards


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Interview Phil Manca


Q : Merci Phil d'avoir bien voulu accorder une interview à Francerock70 c'est vraiment sympa de ta part, Ici à Francerock on aime bien pratiquer l'interview expresse, c'était le genre de chose que l'on trouvait dans les fanzines dans les années 80

Voici ma toute première question, à quel âge as-tu commencé à faire de la musique, c'était déjà la guitare ton instrument de prédilection?

R : J’ai commencé vers 14/15 ans, quand j’ai hérité de la guitare de mon frère ainé qui avait abandonné très rapidement. C’était une simple guitare classique bas de gamme avec des cordes en nylon. Mon instrument a toujours été la guitare, même quand je n’en possédais pas, je faisais semblant d’en jouer avec un balai en écoutant des disques. Je me voyais guitariste de rock, même si c’était à l’époque un rêve aussi réaliste que celui de devenir astronaute. Je me rappelle avoir pris quelques cours collectifs à la MJC du coin, mais j’ai surtout beaucoup appris un peu plus tard en fréquentant d’autres guitaristes qui savaient vraiment jouer, tout en travaillant intensément tout seul.

Q : Quel style de musique écoutais tu dans ta chambre quand tu étais ado ?

R : Enfant et pré-ado, j’écoutais les disques qu’une de mes tantes me donnait ou que mon frère ramenait à la maison en vrac : Beatles, Trini Lopez, Who, Led Zeppelin, Jimi Hendrix, Deep Purple, Ange, Jethro Tull, Pink Floyd, Beethoven, King Crimson, Cream, ELP, Yes, Bowie…
Vers 13 ans j’ai découvert le glam rock avec des comme groupes Slade ou Sweet, puis plus tard le hard rock avec Ted Nugent, UFO, Blue Oyster Cult, Scorpions, Alice Cooper, Pat Travers, Thin Lizzy… tout en restant fidèle à mes premières amours.
Il y a très peu de groupes ou artistes que j’ai aimés que je ne peux plus écouter aujourd’hui.

Q : Le premier disque que tu as acheté c'était quoi ? Ne te défausse pas, donne nous la vrai réponse !

Honnêtement je ne sais plus… Avec mon argent de poche, ça devait être soit The Who-Sell out ou Stormbringer de Deep Purple ou bien un autre ! Mais j’avoue qu’enfant avoir gonflé ma mère pour qu’elle m’achète l’album de Michel Fugain et le Big Bazar…

Q : Te rappelles-tu de ton tout premier groupe, comment s'appelait -il et vous pratiquiez quel style de musique ?

R : Blacktide… Un groupe de lycée, à une époque lointaine durant laquelle beaucoup de lycéens jouaient d’un instrument et que l’on nous permettait de faire un concert dans l’établissement. On jouait n’importe quoi et n’importe comment vu que je savais à peine jouer et les autres aussi.

Q : Tu as fait partie de TNT et de Sortilège, des références du Hard Français des années 80, as-tu quelques anecdotes à me confier concernant cette période.

R : Des références… je ne sais pas, si tu le dis ! Pour moi le meilleur souvenir avec TNT reste la première partie de Rory Gallagher, j’ai oublié de le citer tout à l’heure, mais Rory était une de mes premières influences, alors faut imaginer le stress… C’était à Lyon, je ne sais plus quand, salle bondée, les gens hurlaient RORY ! RORY ! en tapant des pieds, le sol tremblait… et nous aussi. Mais ça c’est bien passé et Gallagher, grand gentleman, était venu nous saluer en personne dans notre loge. D’ailleurs, petit aparté, j’ai toujours remarqué cette marque d’humilité chez les artistes britanniques, complètement absente chez nos starlettes gauloises. Je me souviens d’un autre concert, toujours avec TNT, cette fois-ci à Paris et plus précisément au Golf Drouot, il y avait Brian Johnson dans la salle (il enregistrait For Those about to Rock avec AC/DC à Paris) qui était venu nous féliciter et discuter avec nous après le set… Un truc inimaginable ici.

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Sortilège n’était plus vraiment Sortilège quand j’ai intégré le groupe. Il y avait, hormis les frères Dumont et le bassiste, un autre chanteur (le suisse Mark B.Lay du groupe Killer) et Barbara Schenker aux claviers et le répertoire n’avait rien à voir avec le précédent.


vidéo TNT

 


Q : Quels sont les raisons qui ont fait que ces groupes ont splittés ?

R : Le premier, faut reconnaître, à l’instar de tous les groupes de cette époque, que c’était pas terrible… et que le manque d’argent -dû à un manque de succès véritable- a eu raison de l’amitié qui seule pouvait encore unir l’équipe.

Le deuxième, j’ai envie de dire que c’est presque la même chose, sauf qu’en plus entre les deux formations j’avais appris à jouer et j’étais devenu et le suis toujours aujourd’hui, plus que jamais un perfectionniste. En résumé, techniquement cette formation ne pouvait pas avoir les moyens de son ambition.

Q : Est-ce que tu as gardé des contacts avec les membres de TNT et Sortilège ?

Je vois encore de temps en temps Stéphane Dumont et j’échange sporadiquement quelques mots avec Mark B.Lay et Ted Zytynski (chanteur de TNT).

Q : Quel est ton meilleur souvenir de concert ?

R : En tant que spectateur, sans hésiter Led Zeppelin à Knebworth, un de leur derniers concerts avant la mort de Bonzo. J’étais encore ado et je n’en suis pas encore revenu. Pourtant j’ai revu le concert plus tard en vidéo et ce n’était vraiment pas leur meilleure prestation, mais dans mes souvenirs c’était et ça restera magique.

En tant qu’artiste, je n’en ai pas encore. Mais ça va venir !

Q : Je voulais t'éviter les questions sur ERA , mais avec le recul donne-moi ton sentiment par rapport au groupe, avantages et inconvénients

R : Era n’était pas un groupe, mais un genre de concept musical qui réunissait Eric Levi, Guy Protheroe (chef de chœurs) et moi. L’univers musical était sympa : Levi amenait une grille, Protheroe les paroles en pseudo latin (je n’ai jamais su si c’était lui qui écrivait les mélodies vocales, mais je le suppose fortement) et moi les mélodies de guitare, car ce sont plus des thèmes que des solos de guitare, ainsi que sur certains titres les arrangements rythmiques.


Ça me gêne un peu de parler d’Era aujourd’hui parce que j’ai passé le cap depuis longtemps de la rancœur et je n’ai pas envie de ressentir à nouveau ce sentiment désagréable.

Disons qu’en gros, j’étais investi dans ce projet depuis le début, et même avant puisque sur la BO du film les Visiteurs sur lequel j’ai participé il y avait déjà ce genre de concept musical, et il y a une citation de Michel Audiard qui pourrait qualifier ce qu’il est arrivé avec le succès naissant de cet album : « Dans la vie, on partage toujours la merde, mais jamais le pognon. »

Voilà. Par contre, j’éprouve malgré tout une certaine fierté d’avoir participé à ce projet, car quand on y pense, de par les 7 millions d’albums vendus dans le monde, les multidiffusions radio, tv, pub, évènements sportifs etc.. je suis probablement le guitariste français qui a été le plus écouté ! Le seul souci, la cause venant des crédits assez succincts imprimés sur la pochette, peu de gens savaient que c’était moi qui jouait.

Bon depuis, ça c’est un peu arrangé grâce à internet et ça fait toujours plaisir de recevoir des petits mots élogieux de fans venus d’Europe, du Mexique, d’Argentine ou même du Brésil, sans parler de toutes ces vidéos de guitaristes sur YouTube qui jouent mes plans.


Q : Ensuite il y a cette comédie musicale rock pour enfant, Jack et le Haricot Magique en 2003, pourquoi as-tu choisi cette voie, tu pouvais monter un groupe à ce moment-là ?

R : Il y a plusieurs éléments qui m’ont fait aller dans ce sens, d’abord la naissance de mon fils. Puis le groupe que je tentais de monter à cette époque qui n’était pas viable. J’avais essayé de mettre en place un genre d’opéra rock en français. Alors, même s’il y avait des titres pas mal, même certains très bons, le groupe lui était bancal, la faute principalement à un chanteur lead sans grand charisme et à un livret abscons. Ça peut marcher en anglais les textes à plusieurs degrés de lecture, mais en français il faut du concret. Bref, et puis un ami dramaturge qui avait ce projet d’adaptation de Jack et le Haricot Magique depuis un bout de temps sous le coude m’a finalement décidé pour que j’en écrive la musique.

J’ai composé toutes les chansons à partir de textes déjà écrits, ce qui était nouveau pour moi. Je me suis vraiment amusé à écrire ces titres, on peut y retrouver toutes mes influences et il y en a certains dont je suis plutôt fier. C’était un spectacle jeune public, mais comparé aux spectacles concurrents crois-moi, on ne se foutait pas des enfants. C’était un show de grande qualité et pour les premières à l’Olympia, il y avait même un orchestre live, c’était de la folie parce que budgétairement on ne pouvait pas s’y retrouver, mais il me semblait primordial que les enfants puisse voir vraiment les musiciens interpréter les chansons.

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Jack et le Haricot Magique

c'est ici


Q : tu as créé ton propre label, c'est plus compliqué pour la promo non ? Les grosses majors ont beaucoup de moyens !

R : C’est sûr que je n’ai pas le budget promo d’Universal comme pour Era… Et oui, les grosses majors ont des sous, mais ils ne les mettront pas sur un projet original qui plus est d’inspiration rock et encore moins metal. Donc il faut se démerder. Le but étant de devenir suffisamment « bancable » -grâce à une présence conséquente sur les réseaux sociaux et en tournant- pour intégrer un label qui a plus de moyens que le mien.


Q : Ce qui serait sympa c'est de signer d'autres artistes, tu comptes le faire dans les années à venir !

R : Ce serait sympa, oui, mais ce n’est pas prévu, non. Ce ne serait pas leur rendre service, vu que je tente en priorité de développer mon projet.

Je pourrais, comme le font plein de labels, signer plein de petits groupes, les distribuer numériquement sur toutes les plates formes et leur faire croire plein de choses, le tout en leur prenant un pourcentage sur la misère que rapportent les droits numériques… Mais ce n’est pas mon truc d’entuber les musiciens.

Q : Tes précédents albums solos sont orientés blues, pourquoi avoir évolué vers le heavy rock, tu tournais en rond ?

R : Non, j’aime toujours le blues rock, mais il est compliqué d’être original à long terme dans ce genre et je voulais faire un album qui sorte de l’ordinaire pour pouvoir également véhiculer des textes, écrits avec talent par Frédérique Arguello, plus sérieux. Ceci dit, dans les deux précédents albums tu peux retrouver des titres comme Signs ou Crying for Freedom qui possèdent déjà cette signature.

Q : Comment c'est fait la rencontre avec Josselin Jobard (chanteur) et Eric Lafont (batteur) pour ton dernier album "Layers of Pain" ?

R : Je connais Eric depuis longtemps et lui me connais également par cœur. On a joué ensemble sur plusieurs projets par le passé et c’est lui qui joue sur les trois albums. Quant à JJ, il était bassiste/chanteur sur le tribute Gary Moore que j’avais monté avant de me décider à enregistrer mon 1er album. J’avais invité plusieurs chanteurs et c’est lui qui s’est naturellement imposé pour la suite.

Q : Vous avez déjà fait de la scène ?

R : Oui, mais bien trop peu !

Q : Quels sont tes projets d'ici la fin de l'année, Un nouveau disque ? Car tu en sors un par an, c'est un gros rythme !

Oui, c’est pas mal, mais je ne pourrai pas en faire 100… Il faut que celui-ci me permette enfin de tourner régulièrement car ne n’est pas avec la vente de disques que je pourrai partir aux Bahamas enregistrer le prochain.

Q : Qu'est-ce que tu aimes en ce moment, quels sont les artistes que tu écoutes ?

R : Rien à voir avec le metal : The Lemon Twigs. Deux jeunes frangins italo-américains surdoués qui font un mélange indescriptible de genres, ça va des Beach Boys à Todd Rundgren en passant la (bonne) comédie musicale. J’adore. Sinon, j’ai découvert récemment Paul Gilbert, que je ne connaissais finalement que de nom, à travers un vieux projet Space Ship One filmé live en studio et je suis tombé ! Énorme. Du coup je vais aller voir Mr Big.

Q : Tu t'isoles sur une île déserte, pour une retraite spirituelle, cite moi les trois disques que tu emmènerais obligatoirement ?

R : J’emmènerais rien du tout parce que 3 disques en boucle au bout d’un moment ça devient pénible.

Q : Tu es plutôt Led Zeppelin ou Thin Lizzy ? Ted Nugent ou Aérosmith ?

R : Les quatre, même si Led Zeppelin c’est le haut du panier.

Q : Parmi les groupes de rock traditionnel des années 70 et 80 quels sont les groupes que tu adores ?

R : Led Zeppelin, Van Halen (période DLR), Queen, Thin Lizzy, UFO (période M.Schenker), Bad Company, Judas Priest, Black Sabbath, Alice Cooper, Utopia, AC/DC, Pink Floyd… en fait je m’aperçois que ce sont tous des groupes qui ont débuté dans les 70’s. Bon je l’avoue, je n’aime pas trop le hard rock -pas un fan de new-wave non-plus- des années 80, je préfère sauter directement aux 90’s avec Soundgarden, Alice in Chains, Megadeth ou aux années 2000 avec System of a Down, Muse, Queen of the Stone Age, Limp Bizkit…

Q : Quel est pour toi Phil, le meilleur guitariste de tous les temps, ton modèle en quelque sorte?

R : S’il ne faut en citer qu’un, je dirais Jeff Beck. Ce type est, pardon... était, un extra-terrestre. Il ne faisait qu’un avec sa guitare. Total contrôle. Main droite, main gauche, volume, tremolo… quasi pas de pédales d’effets... A l’aise sur tous les styles de musique, improvisateur de génie… Oui, pour moi et pour beaucoup, Jeff Beck est le plus grand de tous.

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Q : Au niveau hard Français, quels sont les groupes des années 80 que tu aimes encore?

R : J’ai beaucoup aimé le tout premier album de Trust et je crois que je pourrais encore l’écouter avec plaisir. Il y avait dedans une énergie qu’aucun groupe français de cette époque n’avait jamais eu. Et le son et le toucher du guitariste sont également exceptionnels.


Q : Tu lis des Bandes dessinées ou des Livres de poche ? Cite-moi ton album BD ou ton livre préféré !

R : Je ne lis malheureusement plus grand chose. Alors pour répondre tout de même à ta question, je vais dire Les Lauriers de César (Astérix), j’adore Goscinny et cet album est un des plus réussi, et c’est parce que j’adore Goscinny que je n’aime pas tous ces films qui n’en retiennent pas l’essence.

Et côté littérature, j’avoue n’avoir jamais été un grand lecteur, mais l’ouvrage qui m’a le plus marqué est sans doute le Voyage au bout de la Nuit de Céline.

Q : Quel est ton film préféré ? Tu vas souvent au cinéma

R : Je n’ai pas de film préféré, y’en a trop ! Allez, côté français je vais dire : le Cave se Rebiffe de Gilles Grangier ave Gabin et Blier, le must des dialogues d’Audiard, et un petit deuxième : Buffet Froid de Bertrand Blier, avec Depardieu, Carmet et encore Blier. Côté étranger : Le Bon, la Brute et le Truand qu’on ne présente plus et il faut que je cite un américain quand même… impossible de n’en citer qu’un : Psychose, Les Affranchis, Nightmare before Christmas, les Temps Modernes… ! Et en tant que fan historique de Marvel version comics, j’ai vraiment aimé les premiers films Spiderman, Iron Man, Gardiens de la Galaxie etc…

Et, non, je ne vais plus très souvent au cinéma, la pauvreté des scénarii actuels en est certainement la cause. Par contre, je suis fan des bonnes séries : Breaking Bad, Better Call Saul, The Wire, The Sopranos, Kaamelott…


Q : Quel est ton plat préféré, ta boisson favorite !

R : Pas de plat préféré. J’aime tout sauf les betteraves, souvenirs de la cantine de l’école où on t’obligeait à bouffer.

Boisson sans alcool : Perrier. Avec : Single malt non tourbé.

Q : En dehors de la musique quelle est ta passion ?

R : Rien ne peut ni ne pourra égaler le pouvoir de créer et jouer de la musique, mais j’aime bien cuisiner (pour les autres), mais ce n’est pas à proprement parler une passion, même si là aussi j’essaye d’être perfectionniste.

Q : Dernière question, si tu pouvais musicalement tout recommencer, tu ferais la même chose ?

R : Genre de question… Comme il paraît qu’un battement d’aile de papillon peut tout changer et comme il y a des choses que j’ai faites que je ne veux pas changer, donc la réponse est oui.


Merci Phil pour le temps que tu as bien voulu nous accorder, je conseille fortement à nos lecteurs d'acheter ton dernier disque car c'est vraiment du heavy rock haut de gamme, un superbe album à posséder obligatoirement.


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Bien entendu aujourd'hui vous n'aurez pas le dernier album de et il faut bien que les artistes vivent de leur musique, on est pas là pour les spolier.


Vous pourrez néanmoins retrouver tous ses albums sur les plateformes de streaming.


Mais malgré tout Phil Manca vous réserve une énorme surprise, puisqu'il a bien voulu pour Francerock70 mettre en téléchargement deux démos inédites de "The Team" la dernière mouture de "Sortilège" groupe Français des années 80.

C'est une exclue Francerock70, car les titres n'ont jamais été publiés.

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Je vous réserve la surprise en ne mettant pas d'extrait des démos en écoute. Juste une piste, comme nous l'indique Phil Manca dans l'interview, "Sortilège" avait complètement changé de registre.

Dernière infos concernant ces deux titres (source Phil), Phil Manca est "lead guitar" sur le titre "Bread", Stéphane Dumont prend la relève sur "Wont Make You Crying".

Il reste à Phil quelques titres en sa possession, donc si vous en voulez plus il va falloir vous manifester et envoyer un mail à
francerock70@yahoo.com

 

 

 

Un très grand merci à Phil Manca pour sa gentillesse, pour les photos, pour les démos.

voici le dernier Clip de Phil Manca extrait de son excellent album "Layers of Pain"

 

 

 

pour tout savoir sur Phil Manca allez faire un tour sur les sites suivants :


https://www.philmanca.com
https://www.facebook.com/OfficialPhilManca
https://www.instagram.com/philmanca/
https://www.tiktok.com/@philmanca
https://www.youtube.com/@PhilMancaChannel


par Mister Pat

En écoute : Phil Manca : Lay By My Side extrait de l'album "signs"

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