Putain, y'a des jours, j'ai envie de chialer !
Comme le jour béni où je suis tombé sur une vidéo de Nina Attal sur Toituyau. Un ch'tit bout de nana, mignonne comme une chouquette et gaulée comme un bâton de vanille.
Strato crême en bandoulière et sourire grenadine, elle balançait des riffs comme d'autres distribuent des marrons à la sortie des bastringues !
Alors oui, j'ai chialé ! J'ai chialé de bonheur, parce que vu le niveau de culture musicale de la jeunesse française actuelle, découvrir une gamine comme Nina, avec sa bouille de nounours en guimauve qu'on aimerait lui croquer le nez et les oreilles, ça tient du miracle !
Ah, ouaih ! J't'ai pas dit : la mamoizelle joue du blues, aromatisé au rock et au funk... trois mots dont les crétins boutonneux contemporains ignorent l'existence. Filons à l'essentiel : la gamine est née en 1992, dans la région parisienne. À ce jour, elle a accouché de trois albums et deux EP.
Elle a tourné en France, en Allemagne, en Belgique, aux Pays-Bas, au Canada. Elle a partagé la scène avec Chic, Jamie Cullum, Fred Wesley, Robben Ford, Charlie Winston, Malted Milk, Electro Deluxe, Gregory Porter, Popa Chubby, Ceronne, Yarol Poupaud...
Fan d'Albert King, Albert Collins, BB King, mais aussi de Stevie Wonder, Al Green, Prince et Michael Jackson, elle fait son apprentissage au Caveau des Oubliettes dans le 5ème. C'est là qu'elle rencontre Philippe Devin, guitariste et producteur, qui l'assiste dans la composition de ses deux premiers albums.
Elle a appris à jouer de la guitare sur les disques de Led Zeppelin et AC/DC. Faut donc pas s'étonner qu'en 2023 elle ait monté un projet 100 % féminin, pour donner un concert hommage à Jimi Hendrix… le nom du groupe ? ELECTRIC LADYLAND, ça va de soi !
par Keith Michards
En écoute : you're no good




