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Chroniques

MAGMA

francerock705 novembre 2021

Concert MAGMA - 22 octobre 2021 à Besançon : Premier concert métropolitain depuis 2015 en raison d’un exil dans de lointaines terres australes suivi d’une pandémie qui a tout bloq…

MAGMA

Concert MAGMA - 22 octobre 2021 à Besançon :

Premier concert métropolitain depuis 2015 en raison d’un exil dans de lointaines terres australes suivi d’une pandémie qui a tout bloqué : ça fait du bien !
Nouvelle ville, nouvelle salle pour moi : La Rodia à Besançon. Salle moderne construite sur une friche industrielle juste au pied de la Citadelle, laquelle me fait inéxorablement penser au roman de Dino Buzzati, Le Désert des Tartares. Allez savoir pourquoi !


22 octobre 2021, 20h30, c’est l’heure du retour de Magma. Mais avant tout un petit groupe local au nom imprononçable : Potlatch (renseignement pris, c’était une forme de cérémonie basée sur le don au XIXème siècle dans le Grand Nord américain).

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Florent Ormond au saxo soprano, Louis Vicérial à la basse, Constantin Meyer au trombone, Jordan Teixeira à la guitare, Hugo Dordor à la batterie et ce fut partie pour une grosse demi-heure, peut-être plus, je ne me suis pas soucié du temps qui passait, d’une musique jazz et contemporaine toute en suspension et atmosphères. 3 titres seulement mais un sacré voyage vers un ailleurs qui m’a fortement fait penser à une certaine école norvégienne, Terje Rypdal, Jan Garbarek et Nils Petter Molvaer en tête, voire notre Guillaume Perret national quand la machine s’emballe, monte dans les tours et sort du cadre. D’où j’étais placé, j’ai même remarqué des membres du staff Magma particulièrement enthousiasmés dans la cabine.


Ayant acheté leurs 2 albums à l’issue du concert, c’est un peu moins vrai sur cd où leur musique est plus sage, plus jazz traditionnel. A voir donc en live et déguster sans modération !

Ce petit extrait de 30s depuis mon smartphone ne donne qu’une petite idée de l’ambiance générale :

Retrouvez-les sur Soundcloud ICI

Il est alors l’heure de Magma. La dernière fois que je les avais vus, c’était à Ozoir-La-Ferrière en 2013 à l’occasion d’une reformation avec Jannick Top. Le concert s’était très vite transformé en "Jannick et son orchestre" tant sa basse monumentale sous des tonnes de distorsions couvrait absolument tout. Bien qu’ayant lu des avis dithyrambiques sur cette prestation, je n’avais pour ma part perçu qu’une bouillie infâme et mes 3 potes néophytes en Magma n’avaitent rien compris à ce qui se déroulait devant eux. Magma n’avait jamais si bien porté son nom que ce soir funeste !


Changement complet de configuration, le groupe a été depuis quasi entièrement remanié. C’est le fiston, Jimmy Top, qui assure la basse. Thierry Eliez et Simon Goubert sont aux claviers, Rudy Blas à la guitare. Et pas moins de 6 voix : Hervé Aknin et Stella Vander en principales, la fidèle Isabelle Feuillebois, Sylvie Fisichella, Laura Guarrato et la toute dernière recrue Caroline Szymkoviack en accompagnement.

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Le groupe attaque par Walomendëm Warreï, un titre de Thierry Eliez qui figurera sur le prochain album, puis par K.A. 1. La musique est beaucoup plus "légère" que par le passé, beaucoup plus axée sur les voix. Si légère que, O surprise, le groupe nous sert I Must Return, très très rare pièce sur scène, issue de l’album orienté soul, Merci, de 1982, qui avait été le dernier avant le hyatus d’une dizaine d’années.

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Un spectateur enthousiaste crie "Bravo les voix". Le malheureux ne sait pas ce qu’il fait, il vient d’allumer la mèche d’une bombe qui explosera plus tard. Christian Vander tique un peu derrière ses fûts : "ah oui, et nous la rytmique on ne sert à rien ?".


Suivent 2 nouveaux titres et le plat de résistance Mëkanïk Destruktïw Kommandöh très remanié. Hommage sera également rendu à James MacGaw, le guitariste depuis longue date, natif de Besançon et décédé l’an passé.


Puis c’est l’heure du rappel avec un deuxième titre de Merci, The Night
We Died, sans guitare ni basse. Le public est conquis, sous la magie de cette nouvelle formule beaucoup moins guerrière et kollösaahl. Un "encore bravo les voix" retentit et là c’est le drame ! Christian, vexé, part dans une vanderiade dont il a le secret et n’arrive plus à s’en dépêtrer, comme si reconnaître la beauté de ces harmonies vocales lui enlèvait du mérite ! Compliqués, ces génies !!!


Il est temps de retrouver la belle nuit étoilée, les remparts de la Citadelle éclairés au-dessus de la tête et … reflétés à ses pieds dans le Doubs ! Une bien belle soirée, le petit incident d’enfant capricieux mis à part ! On reviendra dans un mois pour Paul Personne, un tout autre registre. On en reparlera … ou pas !


A lire, une intéressante interview de Stella avant la tournée sur citizenjazz

ICI


Titre en écoute : I must return (album merci)

par 2ni The Cat

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