Je vous l'avais promis en août, voici un petit compte rendu personnel du concert de " Lazuli " aux arènes de Redessan (Gard) le vendredi 06 septembre 2024 :
"19h30 ouverture des portes.
Ce n'est pas la foule, je suis un peu surpris "Lazuli" est un groupe connu quand même !
Il fait chaud ce soir et pour moi le jet Lag est difficile à supporter. Mon avion en provenance de San Francisco s'est poséle 4 septembre en fin d'après midi, mon corps me rappelle que je ne suis plus un jeune perdreau.
Juste eu le temps de récupérer un peu. J'espère tenir le choc et pouvoir suivre le concert dans de bonnes conditions.
Après l'achat d'une bière pour me rafraichir (oui il fait chaud dans le Gard) et me requinquer, je monte tranquillement dans les gradins.
Les gens commencent à arriver et ça se remplit doucettement.
Beaucoup de fans sont présent arborant le tee shirt LAZULI (pas des jeunes pour la plupart).
Le temps de manger mon casse croute, je suis fin prêt.
LAZULI se fait légèrement attendre.
Enfin le concert démarre avec un morceau qui est fait pour moi, pour vous.
Un titre pour les amateurs de vinyles "Sillonner des océans de vinyles" extrait de leur dernier album "Lazuli 11".
Un morceau à écouter en boucle qui m' emporte sur un océan de rêverie.
Je décide d'aller directement sur le devant de la scène et grand bien m'en fait.
C'est parti pour plus d'une heure et demie de plaisir ininterrompu.
Musicalement ils assurent, passant du calme à la tempête.
Un progressif décomplexé envahit mes oreilles et fait chavirer mon cerveau.
LAZULI composé de Dominique LEONETTI (Chant, Guitares 6 & 12 cordes), Arnaud BEYNEY(Guitare), Claude LEONETTI (Léode), Romain THOREL (Claviers, cor) et Vincent BARNAVOL (Batterie, percussions, marimba) enchaine les morceaux phares du répertoire du groupe.
Une mention spéciale pour Arnaud BEYNEY qui m'a bien éclaté avec ses fabuleux solos de guitares.
Très pros les autres membres du groupe ne sont pas en reste, chacun connaissant sa partition sur le bout des doigts.
Je n'oublie pas Dominique LEONETTI avec sa voix charismatique et son magnétisme, il nous attire comme des papillons. Classieux Dominique également ton costume à carreaux so British !
Cerise sur le gâteau LAZULI nous fait profiter en avant première de trois morceaux inédits extraits de son prochain disque. Incroyable !
Je peux déjà vous dire qu'ils sont dans la même veine que les albums précédents, trois petits bijoux que j'ai adorés.
Finalement je m'aperçois qu'il n'y a pas plus de 500 personnes dans les arènes, mais cela n'empêche pas qu'il y ai une ambiance de folie.
Le groupe a voulu remercier ses fans de la première heure, en majorité gardois et c'est vraiment réussi.
C'est le genre de live que j'apprécie, dans un lieu à taille humaine.
LAZULI déroule son savoir faire et les titres s'enchainent.
Entièrement captivé par la prestation du groupe gardois, je n'ai pas vu le temps passer et nous arrivons déjà à la fin du set avec le titre intimiste " les mots désuets " extrait de leur dernier album (voir la vidéo).
Cela conforte en moi l'idée que j'ai vu ce soir un "Grand" groupe Français de rock progressif.
Progressif ? pas seulement car LAZULI est à part et mélange de nombreux styles différents.
Evoluant malgré tout majoritairement dans la sphère progressive, il a distillé ce soir un progressif moderne qui a su évoluer bénéfiquement tout en gardant les racines des maîtres des années 70.
Bravo Messieurs pour ce concert, je ne regrette pas ma soirée, cela valait vraiment le coup de venir.
J'en ressort subjugué, enivré par tant de talent. La cuvée LAZULI 2024 est particulièrement bonne ! "
Pour vous donner un petit aperçu du concert voici un extrait filmé par mes soins , la qualité est moyenne (surtout le son).
Pour terminer cet article, Dominique Léonetti a bien voulu se plier à la désormais célèbre "interview express".
C'était l'occasion rêvée dans savoir un peu plus sur le bonhomme !
C'est une "exclu" Francerock70 et c'est pour vous !
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ITV FRANCEROCK 70 (Septembre 2024)
" Mister Pat : Salut Dominique, Merci de bien vouloir accorder ce petit entretien à Francerock70 ! Le petit Blog qui monte, qui monte…..
Dominique Léonetti : Un Blog qui monte et qui parle de Lazuli à “Redessan”. Ça ressemble à du surplace ! (rires)
MP : Oui effectivement (rires) d’ailleurs curieusement je vais te parler très peu de Lazuli car je pense que tu en as plutôt marre d'avoir les mêmes questions.
Concernant le groupe, lors du concert à Redessan, un fan m'a dit que c'était grâce à Ange que Lazuli avait vraiment démarré. Tu peux me le confirmer, si oui et comment cela c'est passé !
DL : : Il faut nuancer un peu ses propos. Nous étions alors en 2006 et nous avions déjà pas mal commencé à bourlinguer. Notamment plusieurs dizaines de concerts en France, dont le Prog Sud au Pennes Mirabeau, grâce à qui nous avons mis notre premier pied dans le milieu du Rock Progressif.
Nous avions également déjà donné nos premiers concerts à l’étranger, en Allemagne, aux Pays-Bas et au Mexique. En Suisse aussi, où nous avions reçu le prix des découvertes (Under The Sky) au Montreux Jazz Festival. Nous avions également ouvert pour Bernard Lavilliers sur le Larzac… bref, la machine était déjà bien en route.
La rencontre avec Ange a été certes une belle surprise et a eu un rôle dans la reconnaissance du groupe. Invité à ouvrir leur concert lors de leur convention annuelle à Bergerac et grâce à la générosité de Christian Descamps, nous avons pu aller à la rencontre d’un public nouveau. Certains fans de Ange nous suivent depuis ce jour là.
La vie d’un groupe est jalonnée de belles rencontres et on ne peut pas dire que tel ou tel soit seul artisan d’une aventure. N’oublions pas tous ces programmateurs qui nous ont donné notre chance, faisant fi des soi-disant risques commerciaux, les autres artistes pour qui nous avons ouvert, tous ceux qui œuvrent dans l’ombre, les amis, la famille, les fans qui font du prosélytisme…
Oui, il y a de la noblesse dans un groupe comme Ange de nous avoir fait profiter de sa lumière mais de ce fait, je ne peux pas ne pas citer également le grand chanteur écossais Fish (ex Marillion). Nous avons pris les routes à ses côtés dans toute l’Europe pour une trentaine de concerts. Tous les soirs il nous a offert l’opportunité de faire résonner la musique de Lazuli devant des milliers de spectateurs dans des salles magnifiques.
La liste des personnes (connues ou pas) qui ont eu une incidence sur notre histoire est bien trop longue pour la dérouler ici.
MP : Vous avez un style très particulier, le groupe ne décolle pas en France par contre il est très connu en Europe surtout en Allemagne et en Hollande. C'est assez étonnant d'après toi quelles sont les raisons de ce désintérêt des médias Français !
DL : Les albums se vendent dans une quarantaine de pays, nos concerts nous ont mené dans une vingtaine… même sur la terre des Beatles outre-Manche, ou celle des Beach Boys outre-Atlantique, pays habituellement peu sensibles à la langue de Brel.
Alors oui, je reste surpris que la France fasse un peu la sourde oreille. Je ne me l’explique que par cet adage : “Nul n’est prophète en son pays.” Nous y avons pourtant beaucoup de gens qui achètent nos disques et qui nous suivent. Leur fidélité est d’autant plus touchante qu’ils n’ont que rarement l’occasion de nous voir sur scène.
Oui, les grands médias ne nous connaissent pas ou peu, mais je n’oublie pas qu’ils ne sont pas les seuls à exister. Nous devons beaucoup à d’autres, certes plus confidentiels ou spécialisés mais tout autant importants à nos yeux. Un blog comme le tien a par exemple un rôle non négligeable à jouer !
MP : De tous les concerts que vous avez donnés quel est ton meilleur souvenir, tu as des anecdotes à partager ?
DL : Oh la la ! , il y en a tant de beaux souvenirs !!! Si je ne devais en citer qu’un, sans hésiter ce serait un concert au Night Of The Prog sur les bords du Rhin Allemand dans le lieu magnifique de la Loreley. La première fois que dix mille spectateurs reprennent en chœur ton refrain alors que ta chanson est finie, quand leur chant ne s’arrête pas, que leurs yeux brillent (les tiens aussi), je t’assure que ton cœur se serre et que l’instant reste gravé à jamais.
MP : Lors du concert à Redessan vous avez joué trois nouveaux morceaux (formidables) en avant première. Quand sortez vous le prochain album, il sera différent des autres ?
DL : Merci, ravi qu’ils t’aient plu !
Nous n’avons pas établi une date précise pour la sortie de l’album. Il est totalement écrit mais il nous reste encore à bosser sur quelques arrangements et bien sûr à mettre tout ça en boîte. Nous devrions attaquer les enregistrements après notre tournée d’automne. J’imagine une sortie courant 2025, peut-être mars, avril… un peu tôt pour le dire.
Sera-t-il différent ? Sans doute, car mon écriture se débride de plus en plus.Je ne m’interdis plus grand chose.
Bien évidemment, nous avons une identité sonore inhérente à nos instruments et aux sensibilités de chaque membre du groupe. Pas question de nous en déparer, mais nous aimons aussi sortir de nos habitudes. On y retrouvera donc des couleurs lazuliennes et d’autres beaucoup moins attendues.
MP : Quelle est votre actualité immédiate, toujours des concerts ?
DL : Clo, Vincent, Romain, Arnaud et moi, accompagnés de notre équipe technique Ali et Elliot, prenons la route dans quelques jours pour une série de 11 concerts en Allemagne, Pays-Bas, Suisse, Belgique et France.
Dans notre actualité récente il y a aussi la sortie en juillet d’un dvd/cd live enregistré en 2022 au Night Of The Prog au Loreley.
J’ai également publié deux bouquins. Le premier est un roman-mémoire intitulé « la mémoire est un grenier », le deuxième « vide-poches » est un recueil de petites phrases cocasses et histoires courtes.
MP : Je vais maintenant te poser des questions très personnelles, que sans doute personne n'a encore oser te demander (rires)
DL : Maman j’ai peur !!!!!!
MP : Quel style de musique écoutais tu dans ta chambre quand tu étais ado ? Tu écoutais la radio ?
DL : C’était la grande époque des radios libres, alors il m’arrivait parfois d’allumer le poste, contrairement à aujourd’hui.
Sinon, j’écoutais les trucs qu’écoutaient beaucoup d’ados dans les années 80. J’allais du hard rock d’AC/DC, de Maiden ou de Led Zep aux textes de Renaud, Cabrel, Couture… je passais des britanniques Pink Floyd, Yes, Queen aux français Téléphone et Trust… je me promenais de morceaux avec de gros rifs en morceaux planants aux envolées lyriques… je glissais de l’électrique à l’acoustique… je voyageais du rock des années 70 à la musique classique… en fait, j’ai assez vite eu besoin de m’affranchir des frontières musicales.
MP : Le premier disque que tu as acheté c'était quoi ? Ne te défausse pas, donne nous la vraie réponse ! (même si c'est vraiment honteux)
DL : J’aurai bien aimé t’annoncer un truc inavouable mais non, il n’y aura pas matière à te moquer !
Nous avions une dizaine d’années mon frère et moi. Notre premier 45 tours était “laisse béton” de Renaud. Notre premier 33 tours “highway to hell” d’AC/DC. Notre première cassette la compil bleue 1967/70 des Beatles.
MP : Tu t'isoles sur une île déserte, grâce aux panneaux solaires, il y a de l'électricité quels sont les trois albums que tu emmènerais avec toi obligatoirement et pourquoi ?
DL : À l’heure des Spotify et autres plateformes, la question serait obsolète pour un jeune, il emmènerait des milliers d’albums ! Mais ça tombe bien, ce n’est pas mon cas (je ne suis pas jeune) !!! J’emmène "Sergent Pepper’s" des Beatles, "Grace" de Jeff Bukley et "Rain plans" d’Israel Nash.
Si je pédale pour alimenter les panneaux les jours de pluie, ai-je droit à plus d’albums ? Oui ? Merci c’est sympa ! Alors j’embarque "Duke" de Genesis, "Crime of century" de Supertramp, "Elemental" de Tears For Fears, "Bohemian Rapsody" de Queen, "Tommy" des Who, "Secret world" de Peter Gabriel, "Love over gold" de Dire Strait et quelques chansons qui m’ont marquées comme" le Sud" de Nino Ferrer ou" Say It Ain't So Joe" de Murray Head…
MP : Une très belle discothèque!, mais Dominique à contrario quels sont les trois albums que tu détestes le plus ?
DL : Ah ah !, ça c’est une question tordue ! Je n’en ai pas qui me viennent spontanément à l’esprit, pour la simple et bonne raison qu’en général les chanteurs et groupes que je n’aime pas m’ont rebuté avant que je n’ai pu écouter un seul de leurs albums en entier.
Il n’y a donc pas de grand intérêt à ce que je te cite Jul ou Christine and the Queens, puisque je n’ai jamais éprouvé le besoin d’écouter plus d’eux que ce qui s’est introduit dans mes oreilles à mon insu.
Je crois malgré tout, que tous les albums ont le droit d’exister, même ceux que je déteste, ils prennent vie dans des situations bien précises. Je n’exclus pas d’écouter de la daube si l’instant si prête. On peut même prendre plaisir a écouter de la musique contemporaine atonale ou dissonante dans un film sans pour autant être capable de la mettre sur sa platine. Tout est une histoire de contextes.
MP : Tu es plutôt Beatles ou Rolling Stones ?
DL : Tout dépend des jours mais l’univers plus riche en couleurs des Beatles l’emporte définitivement. Je n’oublie pas que les 4 de Liverpool ont été un de mes premiers gros coups de cœur musicaux.
“A day in the life” m’a transporté si loin que cette chanson a sans doute déclenché mon envie et mon besoin d’écrire de la musique.
MP : En ce qui concerne les artistes et groupes Français anciens et actuels, quelles sont tes préférences ?
DL : J’aime l’écriture de gens comme Souchon, Bashung… plus récemment l’écriture de Stromae ne me laisse pas indifférent.
Côté rock, je reste bloqué sur mes “vieilleries”, plus souvent britanniques je l’avoue.
MP : Quel est ton plat préféré , c'est toi qui cuisine ou c'est madame ?
DL: Pour être précis, je fais à manger et ma femme cuisine ! La différence est notable, surtout pour les papilles.
Alors, côté bouffe, les britanniques n’ont pour le coup pas ma préférence ! J’aime bien les plats salés / sucrés. J’aime bien aussi me lâcher sur un gros chocolat liégeois.
Mais si je devais m’isoler sur une île déserte avec mes albums préférés ;-) j’emporterais de quoi me faire cuire (à l’aide des panneaux solaires évidemment) (rires) un bon et simple plat de pâtes sauce tomate recouvert de parmesan.
MP : Quelle est ta boisson favorite ?
DL : L’eau ! Je sais, ce n’est pas fun. Soyons foufou, avec un peu de citron alors ! Tu t’attendais sans doute à un liquide plus fort, n’est-ce pas ?!
MP : Oui effectivement !
DL : Je ne bois que très rarement d’alcool. Et quand c’est le cas, je le noie dans de la limonade, du citron vert, de la menthe, de la glace pilée et beaucoup de sucre. Optons pour un mojito alors, mais après je repasse à l’eau !
MP : Maintenant Dominique parlons cinéma, tu aimes quel genre de films, quels sont les films que tu regardes en boucle ?
DL : J’aime plutôt les films à la belle réalisation, aux belles lumières et à l’univers onirique dans l’esprit de La Vie rêvée de Walter Mitty, de l’Odyssée de Pi, de The Truman Show… J’adore les métaphores de ce genre de films.
Presque tout Tim Burton aussi… Mais je peux passer avec bonheur d’un fantasque Baron de Munchausen, à un sordide et bouleversant Joker avec Joachim Phœnix, d’un cinéma des années 80, Retour vers le futur, Le jour de la marmotte, à un inquiétant et satirique Don’t look up de 2023, d’un texte d’Audiard à un muet Chaplin… le septième art est un puit sans fond. Les séries sont aussi une source d’émotions incroyables depuis quelques années.
MP : Question littérature tu es plutôt BD ou livre de poche, qu'est ce que tu lis ?
DL : J’ai eu ma période BD plus jeune, mais aujourd’hui je préfère les romans. J’ai adoré lire feu Jean Teulé. J’ai tout lu malheureusement.
Sur ma table de chevet, c’est assez éclectique, il y a actuellement la biographie de Springsteen écrite par lui même, un Miguel Bonnefoy, un Amélie Nothomb, un bouquin de François Ruffin, un Bernard Werber et des poèmes de Prévert. Ils s’entassent et m’attendent.
Mais je lis malheureusement très peu car j’écris souvent. L’un prend le pas sur l’autre.
MP : Musicalement Tu écoutes quel genre de choses en ce moment ? Qu'est ce qui te fait vibrer !
DL : Tout comme la lecture, j’écoute peu de musique tant il y en a dans ma tête. Je suis actuellement dans une de ces périodes où j’ai peu d’intérêt pour la musique autour.
Tant que l’album de Lazuli ne sera pas fini d’enregistrer et que toutes ses notes ne seront pas sorties de ma tête, je ne pense pas arriver à me poser pour mettre un disque sur la platine.
MP : En dehors de la musique quels sont tes hobbies, tes activités préférés ?
DL : Indéniablement l’écriture. Je crois que j’aime empiler les mots encore plus que les notes de musique.
Entre l’écriture et la musique, il ne reste que peu de temps pour d’autres activités. C’est énergivore. J’ai par exemple toujours aimé dessiner, mais il y a des années que je ne l’ai pas fait, mis à part pour quelques visuels et quelques clips du groupe.
MP : Tu t'intéresses je pense à l'actualité, qu'est ce que tu penses du monde actuel ? L'avenir te fait peur ?
DL : Oui. Terriblement. L’actu est à pleurer. Où que nos yeux et nos oreilles se posent, il y a des tourments et des incertitudes.
J’ai la sensation que nous allons droit dans le mur. Pas facile d’être serein dans ce monde. Il y a des jours où je me sens comme un adolescent prêt à tout affronter et d’autres où je redeviens l’adulte désemparé.
Heureusement que l’on croise chaque jour de belles personnes parmi tous les cons qui peuplent cette terre. Heureusement que de belles idées jaillissent de la noirceur de notre époque. Heureusement qu’il y a l’amour, la générosité et la sincérité, encore ici et là.
Je suis certes pessimiste, mais il me reste l’espoir…
MP : Si tu avais le pouvoir de tout recommencer tu ferais la même chose ?
DL : Oui, juste en évitant certaines personnes toxiques avec qui j’ai perdu trop d’énergie et trop de temps. Sinon, je ne regrette rien, j’ai mené la vie que j’ai choisi.
Je signerais à nouveau sans hésiter pour les mêmes bonheurs et pour la plupart des mêmes erreurs et infortunes. Les revers ne m’ont appris qu’à savourer davantage les beaux instants.
Je sais qu’une seule vie ne suffit pas pour faire tout ce que l’on aurait aimé faire, alors je ne me focalise jamais sur mes frustrations.
MP : Maintenant Dominique voici ma toute dernière question. Quelle est justement la question que tu aurais aimé que je te pose et que j'ai complètement zappé.
DL : Une question sur Lazuli, style : depuis combien de temps le groupe existe-il ? Ou : quelles sont vos influences ?? Ou : vous appelez-vous Lazuli à cause de la pierre ??? Non, je rigole !!! C’était sympa de ne pas y avoir eu droit. Rien à rajouter, c’était parfait comme ça.
MP : Merci Dominique pour avoir partager ces précieux instants avec moi. En ce qui me concerne je trouve que Lazuli est un excellent groupe qui ne cède jamais à la facilité et qui mérite vraiment d'être reconnu dans son pays.
DL : Qu’on t’entende en hauts lieux ;-)
Merci à toi. "
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Merci à Dominique Léonetti et à LAZULI
En écoute : " nos âmes saoules " enregistré en 2016 à Zoetermeer aux Pays-Bas (titre fourni par Lazuli)
Mister Pat










