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Chroniques

Larry Martin Factory

francerock7010 février 2026

Larry Martin Factory (LMF) est un nom qui résonne avec une certaine exigence artistique et une énergie brute dans l'histoire du rock français des années 1970. Moins exposé que cer…

Larry Martin Factory

Larry Martin Factory (LMF) est un nom qui résonne avec une certaine exigence artistique et une énergie brute dans l'histoire du rock français des années 1970. Moins exposé que certains de ses contemporains, le groupe mené par Jacques Godebarge, alias Larry Martin, est pourtant un pivot entre le rock progressif et l'attitude punk qui émergeait à l'époque.

Né en Irlande d'un père anglais et d'une mère française, Jacques Godebarge est un musicien talentueux (guitariste, réalisateur artistique, chanteur) ayant commencé sa carrière dès la fin des années soixante. Avant de fonder LMF, Larry Martin était déjà un session man réputé, jouant sur plus de 200 enregistrements à travers l'Europe et produisant des artistes majeurs comme Screamin' Jay Hawkins, Luther Allison ou encore Françoise Hardy.

Son parcours est riche : formation classique au violon puis à la guitare, une période jazz qui l'amène à rencontrer René Thomas et Mickey Baker, avant un choc décisif avec Gene Vincent qui le pousse vers le rock'n'roll. Ces multiples influences se retrouveront dans le son de son propre groupe.

Le groupe Larry Martin Factory se forme au début des années 70. Ses formations successives incluront des musiciens importants, notamment François "Zox" Camuzeaux (basse) et Paul Pechenaert (guitare/chant), tous deux anciens membres des Dogs, apportant une touche de garage rock et d'urgence.

Dès le début, la Factory se distingue par un style unique : un rock urbain sophistiqué, souvent comparé à la démarche d'un Lou Reed. La musique est puissante, tendue, mêlant la base rock'n'roll à des influences plus expérimentales, intégrant des gammes inégales, des harmonies issues de la musique contemporaine et un usage d'instruments inhabituels pour le genre.

Les concerts du groupe étaient mémorables, décrits comme des événements où flottait une atmosphère de sarcasme narquois et de menace.

LMF a laissé derrière lui une discographie essentielle pour comprendre cette période de transition dans le rock :

- After School Rambler (1974) : premier album qui pose les bases du son du groupe, avec des titres comme Everyday Everyday.

- Early Dawn Flyers and Electric Kids (1977) : un album qui témoigne de l'évolution du groupe vers des sonorités plus dures.

- Daimler Benz (1978) : Souvent considéré comme leur œuvre la plus aboutie, ce disque mélange psych rock et attitude punk. Il contient des titres phares comme Daimler Benz et All Dead Quiet.

Le groupe a également connu un succès européen notable avec le single "Sweet Mama Fix" en 1977, un morceau qui a envahi les ondes et est devenu une chanson symbolique de leur culte grandissant. Un autre succès, "Rockin' on the Radio" (1976), a contribué à leur renommée.

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Bien que le groupe se soit dissous au moment où il atteignait un statut culte, l'influence de Larry Martin Factory fut significative. Leur capacité à fusionner l'énergie du rock de base avec une approche plus expérimentale et intellectuelle a ouvert la voie à de nombreux groupes.

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L'œuvre de Larry Martin ne s'arrête pas là : après la Factory, il a continué à explorer, y compris dans des domaines plus New Age ou expérimentaux à partir des années 90, confirmant son statut d'artiste sans cesse en mouvement.

Aujourd'hui, les vinyles de Larry Martin Factory, notamment Daimler Benz, sont des pièces de collection recherchées, témoignant de l'impact de ce groupe majeur, mais parfois oublié, du rock français des années 70.

 

 

 

En écoute :  Rockin' on the Radio

par Mister Pat

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