Jean Yves Luley (RCA 1978)
Mais qui est donc cet étrange personnage sur cette extravagante pochette ? Absurdement, ce nom ne vous dira peut-être pas grand chose. De ses débuts en 1971, le chanteur compositeur signe une série de disques éponymes mêlant textes cyniques, mordants sur fond de pop folk et autres dérivés.
Il y a ce phrasé qui évoque Michel Vivoux, Pierre Vassiliu dans l'intonation, mais surtout cet humour féroce nuancé par des textures musicales plutôt soft. Dès l'entame " Cul flic fric et falbalas" le ton est donné, et tout le monde en prend gentiment pour son grade. Avec son florilège de personnages anecdotiques, Jean Yves Luley jongle avec les mots tel un équilibriste. Aux passages folk se succèdent quelques titres pop ( Les jackpots), parsemés de choeurs funèbres.
Compositeur des chansons d'Amélie Morin, ce qui lui permettra d'obtenir quelques royalties, sa carrière solo fut injustement touchée par une certaine amnésie, la presse ne relatant que très peu ses disques solos, et les radios ne trouvant pas de "tubes" à diffuser.
Il reste que ce 33 tours sorti en plein boom punk, est un pied-de-nez aux redresseurs de tout poil ( punk à chien ?).
Titre Phare : Cul flic fric et falbalas
parAural oddities



