Amis de la guitare et de la chanson, bonsoir ! Ce n’est pas ma première (ni ma dernière) chronique sur Castelain, mais promis craché cette fois-ci je vais faire court. Je vous ai déjà beaucoup parlé de Castelain, alors autant vous laisser du temps pour écouter de la bonne musique (RF70 en regorge).
Je vous dirai simplement que cette fois-ci, nous avons affaire au chef d’oeuvre absolu de Castelain, le top du top !
Nous sommes en 1979. Il y a un an que Castelain a fondé sa maison de production « Spartacus ».
Et pour sa première publication sur son label, il frappe fort le gars !
En effet, Castelain lorgne désormais du côté du jazz rock fusion. Et il le fait bien le bougre ! C’est du made in France de haut niveau !
L’ami Makhno (le spin-doctor de Mister Pat) à qui j’ai demandé conseil en est pratiquement certain : Castelain a dû écouter en boucle le Jeff Beck des années 75-77 (période jazz rock fusion avec notamment « Blow by blow », « Wired » et « Live with the Jan Hammer Group »).
Le résultat est là. Avec une équipe plus resserrée (un bassiste /un batteur/un clavier), Castelain, tel le funambule du premier titre, va prendre tous les risques et s’envoler très haut avec sa guitare et ses trois compères.
« Quelle heure est-il ?
Quel jour on est ?
Je n’en ai pas la moindre idée
Je plane... »
En plus de sa très intéressante évolution musicale, Castelain va nous prouver que l’inspiration ne lui a pas manqué au moment de mettre des mots sur sa musique.
Dans ces chansons débarrassées de leurs sempiternels refrains et couplets, on retrouve parsemés ci et là quelques thèmes chers à ce forçat de la guitare et de ses aléas : l’enfance, le rêve, la cool attitude, le miroir brisé,...
Qu’ils soient proposés en plusieurs parties ou pas, les titres semblent se faire écho, se répondre voire s’entremêler pour ne faire qu’un. Un peu comme un album concept…
« ...D’un pas tranquille il promenait sa vie fragile de funambule sur un fil... » (Le Funambule)
« ...Tout doucement le temps qu’il faut pour être à l’unisson d’un pas tranquille... » (Tout doucement)
« Et le vent tout doucement me cueille et m’emporte comme si j’étais une feuille morte... » (Je plane)
« Et j’ai dérivé longtemps entre le ciel et la terre... » (Blues du paumé)
« ...une lueur comme un signe que j’attendais et dans le ciel une lueur comme lorsque le jour va venir » (Blues du paumé)
« Une fée arriva si légère qu’il ne la vit pas mais quand on voit une fée quand on dort à poings fermés... » (La fée)
« ...l’enfant aurait voulu jouer mais il était trop fatigué, se rendormit en pensant que tout allait très bien maintenant » (La fée)
« L’image au fond du miroir n’aimait que son plaisir, avait ensorcelé l’enfant d’un regard pour le faire souffrir... » (Réveil)
« ...car ici les enfants n’ont pas besoin de miroir pour aimer la vie » (Réveil)
« Vivant bien vivant machine infernal… » (Vivant)
Et l’album se termine par cette brève supplique :
« Fais que mes rêves
soient toujours plus longs
que mes nuits »
Comme Spartacus, Castelain s’est libéré de ses chaînes….il se sent libre….et ça s’entend…. Bonne écoute !
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par Crapou (qui remercie Makhno)
titres en écoute : "Réveil (partie3) & Vivant"







