Etrange disque sorti chez Decca en pleine période d'explosion punk. Jean Gavine signe un album où folk et rock s'entrechoquent dans une masse sonore, cuivres, rythmique rock et ornements symphoniques s'entremêlent.
Particularité de ce 33 tours, la production a été confiée à un certain Jean Pierre Massiera.
Jean Gavine est un baladin, conteur d'un monde en pleine agonie. La plume est trempée dans la suie, en parallèle aux désillusions de cette période incertaine, la voix de Jean Gavine déclame à qui veut l'entendre, des textes emplis d'inquiétude.
Le disque prend un tournant plus prog à mi-chemin de la première face avec la matraque, flirtant avec un groove imparable.
On ne sait que très peu de choses au sujet de Jean Gavine, hormis que sa discographie fut brève et que ce premier album est devenu culte, recherché par les collectionneurs.
Au delà de ces particularités, Ni la mort Ni la haine est un disque déroutant, la primauté est avant tout textuelle, les arrangements d'une grande qualité. On pourrait rapprocher cet album de Bernard Lavilliers, mais les comparaisons ont souvent tort.
Aural oddities
En écoute : La matraque




