Jacques Lizene – Le Minable Music-Hall (1983)
Lizène est déterminant pour l’état psychologique du public non averti, l’art de la médiocrité est revendiqué par son auteur, porté au pinacle par un non-artiste.
Le langage utilisé exige d’incorporer les mots jusqu'à la répétition, l’allitération. Différents appareils connectés afin que les installations puissent fonctionner.
C’est selon cette technique que Jacques Lizène, plasticien belge, s’est penché sur une musique pataphysique, basée sur la vidéo analogique puis par enregistrement et reproduction sur bande magnétique.
Véritable ovni musical, il n’est pas étonnant que l’usage de divers instruments, même les plus rudimentaires, soit rapporté à un minimalisme où le texte devient le vecteur principal.
Proche de Ferdinand(album En forme), membre de Etron Fou Leloublan, Jacques Lizène utilisera ce matériel sonore pour une exposition qui, au final, n’aura jamais lieu. Pire, le compositeur sabotera son art par l’utilisation de divers objets, bétonnière, billes, cuivres, percussions.
L’album est à ce jour épuisé, mais son auteur n’a pas utilisé toutes ses munitions. Il existe plusieurs tirages avec des illustrations souvent incomplètes ; une réédition a même complété les originaux en les revisitant avec un remixage plus technoïde.
Avis aux amateurs de disques étranges : N'écoutez pas cette chanson, comme le conseille ce drôle d’olibrius.
Aural Oddities.







