Jacques Alexandre ( RCA Victor 1972)
La musique passe du garage au salon.
Si l'on se résout à citer uniquement les sempiternels et mêmes artistes qui ont sévi en Francophonie durant 5 décennies, la presse musicale est saisie d'une amnésie concernant des noms restés dans l'ombre.
Direction le Québec. Se foutraient pas un peu de notre gueule les canadiens, quand ça cause l'accent est tout le temps maltraitant mais dès que ça chante et bien on les capte mieux !
Simple question : Exemple quelqu'un vous dit ça va petit ? Vous allez comprendre ça va péter !
Pourquoi croyez vous qu'on les appelle nos cousins Belges éloignés ? Côté culture, selon le volume du vent, ça s'étale comme la confiture en une jam épaisse nappe de beurre de cacahuètes.
Laissez tout le monde descendre, Jacques Alexandre appartient à ces anonymes qui a pourtant bénéficié d'une production aux petits oignons concoctée par un certain Pete Tessier, ingénieur du son et producteur de nombreux artistes et groupes ( Les Sultans, Melchior Alias, Jacques Michel).
Dès le premier titre "plus haut'', on croit entendre David McNeil dans l'intonation.
Bingo, le titre est publié en single et révèle le talent de ce chanteur encore peu promu.
C'est avec le titre Noe que l'on retrouve l'accent québécois en fond sonore, ambiance bar et bruitages sonores plutôt bizarres.
Mais surtout, le fumeux "Ma vénus de Milan" gorgé de Wah wah, un pur moment de pop. Suivront d'autres 45 tours, tous issu du même album. Et puis....silence radio..
Très peu d'informations nous parviennent, seulement que le Monsieur J.R. Alexandre est né en France et s'est exilé au Canada.
Le mystère reste entier. En attendant, délectez vous avec ce disque sous-estimé.
En écoute : Ma vénus de Milan
Aural Oddities





