Au menu aujourd'hui "Canadian Rock" avec Gilles Rivard.
Gilles était un auteur-compositeur-interprète québécois né en 1949 et décédé d'un cancer du pancréas à l'âge de 42 ans en 1991.
Il avait connu un éminent succès à la radio au Québec, mais il ne s'était pratiquement jamais produit sur scène.
Catalogué dans le genre musical Chanson québécoise, il a marqué son époque avec de nombreux 45 tours dont "La tête en fête", "Chanter danser", "Quelle belle vie" et d’autres entre 1977 et 1978.
Dans ses albums, il manie la poésie pour évoquer ses désirs, ses émotions et exprime aussi une forme de mélancolie. Tout le monde s’accorde à dire que sa musique est excellente.
Entre 1981 et 1983, il a côtoyé le genre A.O.R. avec les albums ''En couleurs (1981)'' et ''De l’autre côté de la saison des pluies''(1983) que je vous propose.
''En couleurs'' lui valut le prix du microsillon de l’année 1981 comme auteur-compositeur-interprète.
Son ultime album ''En coulisses (1985)'', bien moins réussi, marque une certaine répugnance vis-à-vis de l’évolution musicale de la pop vers toujours plus de synthétiseurs à laquelle il n’a pas adhéré.
Gilles Rivard s’est retiré des studios et de la scène en 1985 pour se consacrer à une carrière de dessinateur, devenant concepteur de spectacles pour Pathonic.
Même si la pochette d ''En couleurs'' est un peu sobre et ne le laisse pas entrevoir, Gilles Rivard propose un album brillant qui renferme tout ce qu'apprécient les aficionados de la musique de genre A.O.R.
Sur les deux albums, il combine des titres funks à la sauce westcoast californienne, des airs de samba et des claviers séduisants, des refrains salsa originaux et dynamiques, avec des cordes luxuriantes.
Le tout habille des compositions bâties autour de titres teintés de mélancolie et de passion, de délicats textes sur l’amour, des mélodies agréables qui invitent à l’évasion et à l’écoute.
Sur ''De l’autre côté de la saison des pluies'' on retrouve un pot-pourri de ses anciens succès réenregistrés, mais il est préférable de redécouvrir les titres originaux.
Je vous invite vivement à écouter ces deux albums, même si le dernier ''morceau'' du second dénommé simplement ''Merci'' est évitable. Vous comprendrez aisément pourquoi.
En écoute : Partir
LVA.



