Férus de Rock piquant, tendance rentre-dedans, Flitox est fait pour vous cogner sur la tronche comme la trique d'un cosaque casqué.
Matraque moi si tu peux ! Le mouvement Hardcore est arrivé en France sans fanfares ni tambours, si ce n'est par un festival de la caisse claire.
Des formations aussi éphémères que le temps passé en studio et de graver sur la cire quelques titres enregistrés hâtivement. Dès l'apparition du groupe Flitox en 1986, les membres sont les transfuges des groupes Robert Et Les Sécateurs, Des éléphants Mauves et de Hanky Panky.
Flitox rejoint les réseaux alternatifs de la France Profonde, c'est l'appellation qui convient aux indésirables du punk, pas assez commercial, trop provoc'.
On comprend que ce premier album fera beaucoup couler d'encre. Rien n'est épargné dans le texte, et ce son cracra qui se rapproche de la oï, du DIY, de ce punk de bricoles dont la distro sera assurée sur deux longs formats et un EP.
Un seul crédo : Envers Et Contre Tous. Le ton est donné, le message on ne peut plus explicite.
On compte dans cette nébuleuse des groupes comme Verdun, Kronstadt Disorder, Haine Brigade, tous porteurs d'un message catégorique, adressé aux autorités et à tout ce qui représente le petit monde politique.
Flitox dénonce les violences policières, et devient le porte parole d'un public qui n'a qu'une seule envie : en découdre avec l'ordre établi. Que La Bête Meure est un titre symbolique, en référence au film de Chabrol, mais les paroles vont plus loin. La bête est cette entité qui ne dit pas son nom : politicaille, armée....
Marcher au pas ? Jamais ! Plutôt crever non comme un héros, mais comme un anonyme.
Le clou est planté dans le crâne des gradés de la hiérarchie. Une véritable série noire qui frappe de plein fouet toute une génération en marge. Le verbe est lâché tel un fauve ! Traqué de tous côtés, Flitox connaît chaque quartier dans lequel se fondre dans l'obscurité.
Un deuxième album avec un changement de Line-up, mais la magie semble passée. Qu'importe, le message est toujours aussi clair.
En écoute : Que la bête meurt
Aural Oddities




