Aller au contenu
Francerock70 — Le blog du rock français
Chroniques

Electric Callas

francerock702 mai 2025

Cherchez pas, en 1978, la capitale du rock c'était bel et bien Lyon. On avait Ganafoul, Factory, Starshooter, des noms qui rappellent peut-être quelque chose à certains d'entre vo…

Electric Callas

Cherchez pas, en 1978, la capitale du rock c'était bel et bien Lyon. On avait Ganafoul, Factory, Starshooter, des noms qui rappellent peut-être quelque chose à certains d'entre vous (non, pas vous, monsieur Zheimer, Al Zheimer…). Belle énergie.

Plus tourné côté Velvet Underground, un petit poil intello au niveau des textes, on avait Marie et les Garçons.

Mais évoquons aujourd'hui le cas Electric Callas.

Le chanteur, c'est Jean-Gilles Posada, alias Jangil (ben oui, ça fait plus new-wave orthographié ainsi).

À la basse, Frankie Fender (1976-1978), remplacé par Gino Ferrucci ; à la guitare, Jean-Marc Vallod ; et à la batterie, Philippe Girard, le frère de Marie (celle des Garçons, vous suivez  ?).

Ils sont fans des Stooges, ça s'entend dans leurs premiers morceaux (exemple  : Kill me two times sur la compile Skydog Commando), ils reprennent même I wanna be your dog du premier album du combo d'Iggy Pop au cours des concerts "le rock d'ici à l'Olympia" les 8, 9 et 10 juillet 1978.

C'est au cours du concert du 10 qu'ils seront repérés par le label Pathe Marconi, qui leur offre 3 jours de studio pour enregistrer cet E.P. de 3 titres (un par jour  ?) que je vous propose aujourd'hui.

ecfront

ecback

Le style du groupe doit beaucoup à la personnalité de son chanteur, Jangil, fan d'Iggy (on l'a dit) mais aussi de Roxy Music et de David Bowie.

EC3

Cet E.P. est moins trash que leurs premières prestations scéniques, plus léché, plus… new-wave. Alors que les Garçons (sans Marie) obliqueront un peu plus tard vers un disco pur et dur, sans âme et pas du tout taillé pour eux, Electric Callas a intelligemment incorporé dans ces 3 morceaux un beat qui les rend dansants et "classieux", comme disait Gainsbourg. So chic, quoi  !

Comme je ne renonce pas à vous cultiver et surtout à faire mon malin, j'ajoute que le 3ᵉ titre lorgne vers l'œuvre The Exterminator de William S. Burroughs (vous l'avez  ?). (W.S.B.)

Electric Callas publie un second E.P. en 1981, moins inspiré, et disparaît des écrans radar de la notoriété sur lesquels il n'a été hélas qu'un petit point perdu alors qu'il aurait pu (aurait dû !) aller plus haut. Dommage.

EC4

 

Morceau en écoute  : So Chic

Philou

Plus dans la même veine