Créé au début des années 80 par son leader Marc Ceccotti, Edhels incarna à l'époque le renouveau du rock progressif à la française.
En 1987, Edhels enregistre le morceau "Heart Door" pour la compilation "Enchantement" de Musea Records avec une formation élargie de cinq musiciens, avec le deuxième claviériste Jean-Marc Bastianelli qui est devenu plus tard un membre stable du groupe, mais ne figure pas sur l'album "Still Dream", le premier et le seul travail du groupe à être édité en vinyle et en CD.
Il y a un certain sentiment de confusion à l'écoute de cet album, car les morceaux de Ceccotti et Suzzoni semblent quelque peu tiraillés entre des sources d'inspiration jazzy et un style plus mélodique, tandis que Jacky Rosati semble indécis entre utiliser ses claviers de manière orchestrale ou plus décalée.
"Still Dream" sonne comme une collection de titres de deux groupes différents.
Certains morceaux constitués de solos électriques impressionnants, accompagnés de quelques touches acoustiques sont indubitablement influencés par Pink Floyd et Genesis.
Le reste de l'album bascule dans le style jazzy/fusion.
On y retrouve un piano semi-classique accompagné d'un jeu de guitare et de claviers complexes. L'interprétation est constamment ponctuée de breaks instrumentaux et de changements d'ambiance .
"Still Dream" souffre malgré tout de l'acoustique de l'époque, notamment au niveau du son de la batterie un peu fade, mais la chanson est bonne et interprétée avec précision.
Finalement à l'écoute de ce disque Edhels a continué à entretenir la flamme "Prog", un genre tombé en désuétude dans les années 80.
En délivrant un album proche de Camel et King Crimson, le groupe est loin d'avoir démérité. Il nous prouve que le mouvement musical progressif Français avait encore beaucoup de belles choses à nous offrir.
En écoute : Steel Dream
par Philou



