Aller au contenu
Francerock70 — Le blog du rock français
Chroniques

DEUX FOIS PLUS

francerock7013 mars 2023

CHAPITRE 1 - COLD CASE Le dossier est mince, très mince. Carrément rachitique ! Qu'est-ce qu'on a à se mettre sous la dent ? Un nom de groupe : DEUX FOIS PLUS . Le prénom des zico…

DEUX FOIS PLUS

CHAPITRE 1 - COLD CASE

Le dossier est mince, très mince. Carrément rachitique ! Qu'est-ce qu'on a à se mettre sous la dent ? Un nom de groupe : DEUX FOIS PLUS. Le prénom des zicos : Jean-Claude à la basse, Christophe à la guitare, Christian 1 à la batterie, Christian 2 au chant et à la guitare. On connait aussi l'ingénieur du son qui a réalisé cette galette, au studio Madrigal de Toulouse : Philippe Daix.

On a surtout une série de photos qui prouve que le groupe a au moins assuré quelques concerts et que ça devait swinguer sévère. Pour le reste, c'est que dalle, nada, peau d'zob !

Renseignements pris, le studio d'enregistrement a fermé ses portes en 2010. Les numéros de téléphone mentionnés sur la pochette du disque ne sont bien sûr plus attribués. J'ai bien peur que cette affaire ne demeure non résolue pour encore quelque temps.

BB-2xPLUS_-_Cover-Back

 

CC-2xPLUS_-_Article

CHAPITRE 2 - JOURNALEUX, TÊTE DE NŒUD !

J'ai lu, relu et re-relu la fine analyse du pigiste anonyme qui a commis cet article… ma moumoute n'a fait qu'un tour ! Comment réagir sans être injurieux ? Ça va être chaud ! Parce que pour pondre autant d'âneries en si peu de lignes, faut vraiment avoir du fumier dans les cages à miel !

Alors, laisse-moi remettre les choses dans le bon ordre.

01 - Nuits cartons.


Effectivement, ça démarre pied au plancher avec des riffs gaulés comme des combattants du MMA. La mise en scène est magistrale : chacun des musiciens bien à sa place et l'ensemble de l'infrastructure soutenu par une basse impériale. Du pur metal qui défouraille — de quoi faire saigner les esgourdes des p'tits Mickey bas du front… je ne citerai personne !

02 - Amour tragique.


Pas le temps de se refaire le chignon, qu'un souffle nucléaire arrache tout sur son passage. Là aussi, faut s'accrocher aux rideaux… hey ! c'est du hard, mon pote, avec quelques relents punks — forcément, c'est pas pour les handicapés du bulbe… suivez mon regard !

03 - Laisse-moi le temps.


À ce moment, on se dit qu'une petite camomille serait la bienvenue. Mais les Deux Fois Plus (je comprends mieux leur nom, maintenant) en ont décidé autrement et rallument le turboréacteur. C'est rapide, bourré d'électricité — de quoi perturber le flux gastrique des scribouillards à deux balles… j'en connais un !

04 - Asia.


Puis, c'est la basse, toujours aussi épaisse, qui déclenche un nouvel assaut. Moins speed, plus mélodique et tortueux... un véritable grand huit émotionnel — encore faut-il avoir des valseuses en titane… pas comme un certain que je connais !

05 - N'importe où, mais ailleurs.


Enfin, le quintet toulousain, tel un escadron de hussards, engage l'ultime bataille, portant l'estocade à un auditoire exténué, mais en pleine extase — à part un sombre gratte-papier qui n'aura jamais le prix Pulitzer !

Depuis cet incroyable coup d'essai, plus aucun écho sur les radars. Pas une seule référence, ni photo sur le net… le groupe s'est littéralement évaporé dans les méandres de l'oubli.

Le showbiz est vraiment un monstre hideux qui dévore ses enfants avant même qu'ils aient pu s'envoler. J'aurais tant aimé que les mousquetaires languedociens nous en donnent Quatre Fois Plus !

DD-2xPLUS_-_Concert

 

Keith Michards

Un très grand merci à Michel D. un fidèle abonné à Francerock70 pour nous avoir envoyé cet album. C'est la philosophie du blog le partage, mais on aime bien quand c'est dans les deux sens.

Titre en écoute : Amour tragique

-----------------------------------------------------------------------------------------------------

Plus dans la même veine