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Francerock70 — Le blog du rock français
Chroniques

DEMON EYES

francerock7023 septembre 2021

Depuis la porte de la Chapelle, prenez l'A1, laissez le stade de France sur votre droite et traversez Saint-Denis, puis remontez la N14 sur quelques kilomètres… voilà, vous êtes a…

DEMON EYES

Depuis la porte de la Chapelle, prenez l'A1, laissez le stade de France sur votre droite et traversez Saint-Denis, puis remontez la N14 sur quelques kilomètres… voilà, vous êtes arrivés à Sannois. C'est dans ce bled du Val-d'Oise que les frangins Masson — Thierry, guitariste et Philippe, chanteur-batteur — ont créé Demon Eyes en 1982 avec leurs potes Rémy Bertelle à la basse et Philippe Chastagnol à la gratte. Finalement, ils recrutent Renaud Espeche pour se glisser derrière les fûts, laissant à Philippe la seule responsabilité du chant.

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Le succès ne tarde pas à pointer le bout de ses santiagues. Début 1983, le groupe entre au Studio du Marais à Paris pour mettre en boîte une maquette de cinq titres qui lui permet de faire la tournée des radios et des salles de rédaction spécialisées. Ils sont d'ailleurs repérés par le label anglais Ebony Records qui les invite à paraître sur une compilation à sortir la même année et sur laquelle on retrouve également Blasphème et Vulcain. En 1984, leur premier 33 tours, enregistré en Angleterre, fait son entrée dans les bacs. Les compositions sont excellentes, agressives et mélodiques. Malheureusement, la production n'est pas à la hauteur et si l'album laisse froid le public français, il trouve néanmoins de quoi se caser dans les charts internationaux (Japon, Allemagne, Pays-Bas, Royaume-Uni…).

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Ce n'est que partie remise, désormais, le démon est lâché, prêt à imposer sa loi au monde entier. Ce qu'il ne tarde pas à faire dès 1987, avec la livraison d'un nouvel opus qui surpasse le précédent tant au niveau des compositions que de la production. Même les musicos ont progressé de façon fulgurante : ils jouent plus vite, plus fort et les performances du chanteur sont époustouflantes. De facto, GARDE À VUE s'impose comme l'une des meilleures galettes de hard rock/heavy metal français de cette époque bénie.

DECover

DEBack

Un troisième et ultime album sera mis en vente en 1990. Chanté en anglais et largement tourné vers un hard rock US, bien loin du heavy speed de ses petits frères, il provoquera une énorme frustration au sein de la fan base des Sannoisiens électriques.

Titre en écoute : L'ermite

KEITH MICHARDS

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