Encore une nouveauté sur Francerock70 puisque j'ai décidé de revenir sur les archives du Golf Drouot.
La collection du magazine " Extra " de Jean-bernard m'a donné envie d’en savoir un peu plus sur tous ces groupes qui sont restés pour la plupart inconnus, mais qui avaient participé dans les années 70 au fabuleux tremplin du mythique Golf Drouot.
Il fallait bien commencer avec un groupe, et j'ai choisi un peu au hasard le groupe "Chrysaïs Idoménée".
Le groupe "Chrysaïs Idoménée" se forme en 1968 en région parisienne et se compose à l'origine de Gérard Goron (guitariste, chanteur),Jean-Jacques Huet (batterie, Chant) et de Didier Dupard (clavier), Le groupe va s'étoffer avec l'arrivée de Jean-Pierre Tranchant (guitare) et de Roland Jamet (basse).
"Chrysaïs Idoménée" désormais au complet tourne beaucoup et obtient une certaine réputation en gagnant, entre autre, le tremplin du Golf Drouot. Le groupe est alors à son apogée en 1971 et doit enregistrer un disque.
Malheureusement des tensions internes font que le groupe voit une partie de ses membres quitter la formation. Il y aura ensuite plusieurs changements de personnel, le groupe se séparera définitivement en 1977 ( Site FRANCE HEAVY ROCK).
En ce qui concerne cet article l'histoire aurait pu s'arrêter là, mais grâce à mes recherches et à ma ténacité, j'ai pu retrouver un des membres historique de "Chrysaïs Idoménée", il s'agit de Gérard Goron, le leader guitariste, chanteur des débuts du groupe.
Vous ne le savez sans doute pas mais Gérard Goron a fait ensuite une carrière qui a duré plus de 45 ans avec le groupe TRI YANN.
Il est le quatrième homme du plus grand groupe celtique de France.
Donc rien que pour vous, voici en exclusivité une interview passionnante de Gérard Goron (batteur de Tri Yann) qui revient en ma compagnie sur sa longue carrière musicale. Un entretien très chaleureux avec un homme qui a eu la gentillesse de nous faire partager ses souvenirs et croyez-moi il pourrait en écrire un bouquin.
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INTERVIEW GERARD GORON DU 21 OCTOBRE 2021
FR70 (Pat) En premier lieu merci beaucoup Gérard pour avoir eu la gentillesse de consacrer un peu de ton précieux temps à Francerock70, c'est vraiment sympa de ta part.
GG (Gérard Goron) De rien c'est un vrai plaisir .
Pat : Gérard j'ai lu quelque part que tu rêvais d'être musicien à l'âge de 5 ans ?
GG : Exactement, plus tard ma grand mère m'ayant payé une guitare pour mes 13 ans, j'ai commencé à jouer le répertoire des groupes de l'époque : les Beatles, les Rolling Stones etc...
Pat : Qu'est ce que tu écoutais dans ta jeunesse comme genre de musique ?
GG :J'écoutais pas mal de choses, mais mon rendez-vous hebdomadaire quand j'étais gamin était le dimanche matin avec “le monde de l'accordéon”, parce que mon père n'écoutait que ça, d'ailleurs si j'avais voulu un accordéon il m'en aurait payé un immédiatement (rires), mais moi ce qui m'intéressait vraiment, c'était la guitare.
Après je me suis mis à écouter les Yardbirds, les Hollies, les Who et un peu plus tard je suis passé au progressif avec Soft Machine, King Crimson, Yes….
Pat :Tu aimais également Genesis ? je te dis ça parce que moi je suis un grand fan du groupe !
GG : Oui Genesis aussi, mais je préférais Yes car plus complexe, mais j'adorais aussi Gentle Giant et King Crimson.
J'étais fan également de Led Zeppelin, mais celui qui m’a marqué le plus, c'était Jimi Hendrix, d'ailleurs, j'ai eu le bonheur de le voir à l'époque où j'habitais Colombes, c'était dans une boîte qui s'appelait le Cadran, c'était ses débuts en France et il était complètement inconnu..
D'ailleurs le jour où j'ai vu Jimi Hendrix avec Mitch Mitchell et Noël Redding, il remplaçait au dernier moment un autre groupe programmé.
La scène était assez haute et on avait ce bonhomme devant nous avec un charisme incroyable, le son c'était un truc venu d'ailleurs, on a pas compris ce qui se passait, ça a révolutionné tout ce que je pouvais penser en musique.
Ca m'a d'ailleurs donné le déclic parceque l'on jouait et répétait déjà un peu avec le groupe (Chrysaïs Idoménée) pour nous ça a été une révélation.
Pourtant on était pas nombreux dans la boîte, mais ça ne l'a pas empêché de faire 15 jours après l'Olympia avec Johnny Hallyday (ICI).
Pour l'anecdote , dans la salle, il y avait un des musiciens de Johnny (le trompettiste) , qui a dit à l'idole qu'il avait vu un truc vraiment incroyable, 15 jours ou 3 semaines après il faisait l'Olympia en première partie.
Donc j'écoutais tout ce qui passait à l'époque et j'achetais mes disques au Discobol, un magasin de disques près de la gare Saint Lazare spécialisé dans les imports, c'est là effectivement que j'ai découvert également beaucoup de choses.
Pat :J'en viens maintenant au groupe Chrysaïs Idoménée, tu peux me dire d'où vient le nom ? Etait-ce ton premier groupe ?
GG : Si mes souvenirs sont bons c'est d'origine grecque, on cherchait des mots en relation avec la mythologie, et celui-là nous a plu.
C'était mon premier groupe, j'ai monté le groupe avant mai 1968 avec mon cousin Jean-Jacques Huet qui était le batteur, moi j'étais à la guitare et au chant, on a cherché un bassiste et un clavier, le bassiste on le connaissait déjà, il faisait partie d'un groupe qui s'appelait "les Movies" ; ils jouaient des titres de Them (gloria) et on allait les voir répéter, quand le groupe a splitté on lui a demandé de venir avec nous, et le plus jeune aux claviers Titi Dupard nous a également rejoint.
Pat : Avec Chrysaïs Idoménée vous avec joué quel style de musique, parce que l'on ne trouve aucune archive sonore !
GG : Du rock progressif, le groupe avait acquis une certaine renommée et le public nous aimait bien, on a fait pas mal de concerts et Henri Leproux, du Golf, nous avait pris un peu sous son aile, on a gagné d'ailleurs le tremplin du Golf Drouot, on devait également enregistrer un disque parce que les gens de Philips nous suivaient et on avait enregistré une maquette chez eux, mais cela ne s'est jamais fait.
Des tensions sont survenues entre nous, nos avis divergeaient, on était jeune à l'époque, de ce fait j'ai quitté le groupe fin 1971. Chrysaïs Idoménée a continué mais sans moi, je crois qu'ils ont recrutés d'autres membres.
C'est dommage parce que l'on avait un bon potentiel et on évoluait dans la même sphère que des groupes plus connus comme Ange et Martin Circus que l'on côtoyait. D'ailleurs je me souviens que c'était d'excellents groupes, Triangle également.
Pat : Après ton départ de "Chrysaïs Idoménée" , qu'est ce que tu as fait ?
GG :Je suis parti de la région parisienne car j'en avait un peu marre, je suis allé en Vendée et j'ai eu la chance d'avoir un copain qui m'a hébergé à Nantes.
Et j'ai continué dans la musique à Nantes, j'ai trouvé un groupe qui faisait les bals, je jouais toujours de la guitare et je chantais. J'ai fait du bal pendant 6, 7 ans mais c'était des titres de Santana, Yes du Crimson etc…., pas les titres du hit parade, on jouait vraiment ce qui nous plaisait, le répertoire que l'on avait envie, c'était comme des concerts à chaque fois et ça durait 4 heures.
Pat : Vraiment impressionnant, c'était une autre époque !
GG :Oui tout à fait, c'était fabuleux !
Pat : J'ai vu également que tu avais tourné avec Gilles Servat en 1973 , tu peux nous en dire un peu plus?
GG : Oui j'ai tourné pendant deux ans avec Gilles Servat, je donnais en même temps des concerts avec mon groupe de bal et un jour notre batteur est parti pour accompagner "Rika Zaraï", donc je l'ai remplacé au pied levé car on avait pas le temps de trouver un remplaçant, à la suite de ça le reste du groupe m'a demandé de prendre le poste de batteur, c'est comme cela que je suis devenu également le batteur de Gilles Servat.
Pat : La batterie te convient mieux que la guitare? Qu'est-ce que tu apprécies le plus comme instrument?
GG : j'ai travaillé beaucoup plus la batterie que la guitare, j'ai d'ailleurs fait le conservatoire de percussions, mais je n'ai pas de préférence, j'aime autant l'un que l'autre. J'ai toujours eu envie de faire le métier de musicien sérieusement, il faut s'entraîner beaucoup et chercher à évoluer en permanence.
Pat : Venons en désormais à une partie très importante de ta longue carrière, ta rencontre avec Tri Yann, comment ça c'est passé ?
GG : En fait on s'est rencontré en 1973, lors d'une tournée bretonne sous chapiteau pendant les deux mois d'été moi j'étais avec Gilles Servat et eux ils étaient en tête d'affiche. Ca s'est vraiment bien passé, j'ai eu vraiment un très bon contact avec eux, on était tous les jours ensemble.
Comme il cherchait un batteur ça s'est fait tout simplement après un essai.
Pat : Oui je pense que ça c'est bien passé car cela fait quand même plus de quarante ans que tu fais partie du groupe ? On peut même dire que tu es le 4ème membre permanent de Tri yann !
GG : Ouiiii ( il rigole) exactement ! je suis un des associés, un des leaders, un des compositeurs, je fais partie intégrante du groupe.
Pat : tu as joué également avec le groupe de folk celtique " Namnètes" qui était également originaire de Nantes et tu as enregistré un disque, c'était en parallèle avec Tri Yann ?
GG : Oui comme je jouais avec Tri Yann, le groupe m'a demandé de jouer avec eux pour un séance studio mais je suis présent sur un seul morceau de l'album ,ensuite ça s'est arrêté.
Pat : A l'évidence tu es un passionné de musique celtique !
GG : (Rires) Oui quand on rentre la dedans, c'est obligatoire, mais je suis plus un passionné des musiques du monde, quand on a la chance d'être en Bretagne et qu'on rencontre plein de musiciens, la musique celtique devient ton univers et pour ça, il faut apprendre et s'intéresser à tous les ingrédients de la musique celtique, aussi bien la danse que les complaintes, les chants, c'est vraiment très riche.
Il faut faire un peu d'histoire et revenir au temps des croisades. Ce sont les croisés qui ont ramené les instruments bombardes etc... que l'on utilise pour la musique celtique.
D'ailleurs en Tunisie on a donné des concerts avec Tri Yann et quand on jouait “la jument de michao" les gens continuaient de chanter des mélodies très voisines de la musique celtique, là-bas ils ont les mêmes instruments que nous en France et on retrouve la même façon de jouer et de chanter, c'est assez étonnant.
Pat : Avec Tri Yann vous avec fait énormément de tournées? Tu peux me dire approximativement le nombre de concerts que vous avez donnés ?
GG : On a fait des tournées dans le monde entier, en Tunisie, mais également en Allemagne etc. Ca fait maintenant plus de 45 ans que je tourne avec Tri Yann, mais depuis mon début dans la musique j'ai dû faire entre 2500 et 3000 concerts.
Avant on jouait dans des petites salles et à la fin on a joué dans des stades, au zénith. Mais on a donné aussi beaucoup de concerts dans les villages, car on travaillait beaucoup avec les associations, après ça a pris de l'ampleur, on a dû prendre un producteur.
Pat : J'ai vu que tu avais également réalisé des albums du groupe, comment en es-tu venu à l'enregistrement?
GG : Dès le premier disque je m'étais intéressé à l'enregistrement, au début on avait des directeurs artistiques chez Phonogram, j'avais déjà moi-même mon studio perso, mais dès le jour où le groupe a décidé de monter son propre studio je me suis mis à la création. Je faisais les prises de son et les mix de tout ce qui était acoustique.
Maintenant on a un ingénieur du son qui est fabuleux Pascal Mandin, qui a fait ses débuts dans mon premier studio, il fait le son de salle et les prises de son studio, il est d'ailleurs demandé partout.
Pat : C'est bien de passé le relais, une autre question un peu bateau maintenant, de tous les disques que tu as enregistrés avec Tri Yann, quel est celui dont tu es le plus satisfait ou le plus fier ?
GG : Question difficile, car je défends tous les disques et le prochain sera sans doute le meilleur. Mais sur la durée, un disque que j'aime bien, qui n' a pas été pas forcément un grand succès, c'est " le vaisseau de pierre ", un double album où l'on avait mis en musique une bande dessinée d' Enki Bilal.
Avec le recul je me dis que ça a été également un grande époque les années 80.
Pat : Avec Tri Yann tu vas continuer à jouer ?
GG : Oui bien sûr on arrête la scène, puisque l'on a donné notre dernier concert le 11 septembre 2021 à Nantes.
On arrête la scène mais on va continuer d'enregistrer des disques.
Pat : Maintenant je vais te poser la question qui est un petit rituel à chaque fois dans nos interviews, est-ce que tu as une anecdote à nous donner concernant un concert ou autre, un truc que tu te souviens et qui t'a marqué ?
GG : (il rit), oui bien entendu j'en ai des tonnes avec Tri Yann, mais je vais t'en raconter une avec mon premier groupe Chrysaïs Idoménée, on donnait un concert en public au Grau du roi, on avait répété tout l'après midi et le soir je m'étais habillé en blanc, chose qu'il ne faut jamais faire là-bas, car quand les projecteurs se sont allumés, j'ai été littéralement envahi par les moustiques, ce fut une horreur et j'ai dû toute la soirée pendant le concert me battre avec les moustiques, je pense que c'était en 1970 ça fait quand même plus de 50 ans et je m'en rappelle encore.
Pat : Et parmi tous les concerts que tu as donnés, lequel est pour toi le meilleur, par rapport à la salle et les réactions du public?
GG : De tous les concerts, et bien pour moi c'est le dernier : c'est le concert d'adieu, qui pour moi au niveau émotion était fabuleux, le public était exceptionnel et les invités également.
On a répété pendant cinq heures l'après midi, plus trois heures et demi de concert le soir à la fin on était même pas fatigués, après il y a eu bien sûr l'after avec tous les amis.
Pour moi ce concert a été une charge émotionnelle incroyable, quand tu rentres en scène et que tu entends le public, pourtant la ferveur du public on la connaît, quand tu joues dans une grande salle, au stade de France, dans un zénith ou un Bercy bourré à craquer, ça gueule, ça hurle, on a le frisson mais on est dans la concentration parce que là, il ne faut pas se rater, mais avec le nombre de concerts effectués, on maîtrisait tout ça.
Mais là pour le dernier concert, la ferveur du public quand on est monté en scène ça a été vraiment fabuleux et tous les morceaux s'enchaînaient, ça jouait, ça a été vraiment un très grand moment, je peux te dire que l'on ne s'est pas raté.
Pat : Bon maintenant Gérard on va arriver à la fin de l'interview , je sais qu'avec toi je pourrais parler pendant des heures, mais je ne veux pas te déranger plus.
J'ai appris que depuis 2014 tu t'es plongé dans l'univers de la peinture et que tu as cette nouvelle passion, alors qu'est ce qui t'attire dans la peinture, pour toi c'est une passerelle avec la musique ?
GG : Non ça m'est arrivé comme ça par hasard, ma compagne qui est Bretonne faisait de la peinture quand on s'est rencontré, elle m'a montré ce qu'était le pastel et moi je suis tombé dedans tout de suite, je ne sais pas pourquoi, je dessinais quand j'étais môme mais bon je ne savais pas que j'avais ça en moi, et depuis trois ans j'ai changé, je suis passé du pastel à l'acrylique.
je n'arrête pas d'exposer. Je me suis rendu compte que ma peinture intéresse les autres, mais pour moi ce n'est pas une passerelle mais une continuité.
Quand on réalise un disque, quand on fait un mixage, on mixe les sons, on mixe les phrasés, on mixe tout un arrangement, on arrive à faire un mixage qui sonne le mieux possible, la peinture c'est pareil mais c'est avec des couleurs.
Pat : Tu écoutes de la musique quand tu peins ?
GG : Non pas beaucoup, pendant longtemps je n'écoutais pas de musique quand je peignais, et là c'est marrant depuis quelque temps je réécoute de la musique en peignant, je réécoute tous les Crimson,les Yes etc..quand je les réécoute ça je me dis qu'ils étaient vraiment inventifs.
Autrement j'écoute beaucoup de musique mais très différentes, bien sur Jimi Hendrix mais aussi de la musique médiévale ou du jazz car dernièrement on avait monté un quartet avec notre guitariste (Tri Yann) Jean-Luc Chevalier, on s'exprimait de façon plus jazz, jazz-rock.
Pat : Encore une question tu as des projets musicaux, pourquoi pas un album solo ou tu continues seulement à jouer avec Tri Yann ?
GG : Déjà finir l'album studio que l'on a en cours, après on verra s'il y en aura d'autres. Autrement en projets musicaux , chacun a plein d'idées, pour un album solo bien sûr, ça pourrait le faire, mais il faut une putain d'énergie et actuellement mon énergie elle est dans la peinture et il y a aussi ma famille, j'ai des enfants, des petits enfants.
J'ai deux mômes musiciens qui jouent dans des groupes, ma fille qui joue du violon, elle est également professeur de violon et mon fils qui joue de la batterie ; il m'avait d'ailleurs remplacé lors de plusieurs concerts avec Tri Yann quand j'avais eu quelques petits problèmes de santé.
Pat : Nous arrivons désormais à la fin cette belle interview et je dois te dire Gérard que pour moi ça a été un instant privilégié car c'était vraiment intéressant de converser avec toi, j'ai appris des tas de choses !
GG : Bon tu sais depuis l'âge de 13 ans où j'ai commencé la guitare, ça fait soixante ans que je fais de la musique, donc j' ai pas mal de choses à raconter , c'est sûr !
Merci aussi à toi pour cette conversation très sympathique et je salue également les lecteurs de Francerock70.
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vidéos
Gérard en 2008
Je terminerai cet article en vous invitant à aller sur le site de Gérard Goron (l'artiste Peintre), Cela vaut vraiment le détour
vous allez découvrir un peintre très talentueux !
Merci à Jean-Bernard pour la collection Extra (photos)
Merci Beaucoup à mon compère Lord Makhno pour son aide précieuse (recherches, orthographe etc...)
Un très grand merci à Gérard Goron pour avoir fourni des photos de sa collection personnelle,pour sa patience et son extrême gentillesse et pour ses fabuleux souvenirs !
Titre en écoute : Reel De Louis Marie (album Tri Yann : le vaisseau de pierre)
par Mister PAT










