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Francerock70 — Le blog du rock français
interview

Daniel Haas

francerock7030 avril 2024

Daniel Haas est un homme discret et pourtant il a fait partie d'Ange, l'un des meilleurs groupes français. Il a été le bassiste historique d'Ange de 1971 à 1977. Le "Ange" des ann…

Daniel Haas

Daniel Haas est un homme discret et pourtant il a fait partie d'Ange, l'un des meilleurs groupes français. Il a été le bassiste historique d'Ange de 1971 à 1977.


Le "Ange" des années flamboyantes, le "Ange" de Caricatures, du Cimetière des Arlequins... Sans aucun doute la meilleure période du groupe Belfortain.


Donc je disais, Daniel Haas est d'un naturel réservé et n'a pas eu souvent l'occasion de s'exprimer dans les médias.

C'est pourquoi j'ai eu envie d'en savoir un peu plus sur l'homme.

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C'est par l'intermédiaire de Nicolas nouveau gérant de son magasin d'instruments de musique que je remercie, que j'ai pu contacté Daniel. ici

Fidèle à sa réputation de taiseux, Il a hésité mais finalement a bien voulu m'accorder cette interview express.

Daniel se dévoile "un peu" et nous en dit plus sur les coulisses du premier groupe de rock progressif français.


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L'interview:

Mister Pat : Bonjour Daniel c'est avec grand plaisir que je démarre cet entretien avec toi. A Francerock70 il y a de nombreux fans d'Ange et personnellement j'avais envie de faire un article sur Daniel Haas car je trouve que l'on ne parle pas assez de toi.

Daniel Haas : Merci de me donner la parole Pat, j’ai eu effectivement quelques interviews dans ma région concernant mon magasin de musique et sur le fait que je donnais des cours de basse et de guitare. On me parlait souvent de ma carrière avec Ange.

MP : Voici ma première question. Quel style de musique écoutais-tu dans ta chambre quand tu étais ado ?

DH : Oh ! c’est très loin tout ça, mais je me souviens que j'écoutais surtout des groupes avec des guitaristes ( John Mayall , Ten Years After, Cream ,Rolling Stones, les Shadows et bien d’autres …..) la liste est très longue.

MP : Le premier disque que tu as acheté, c'était lequel ? Ne te défausse pas, donne-moi la vraie réponse !

DH : Impossible de m’en rappeler, j’écoutais pas mal de choses complètement différentes à l'époque, Cela allait d'Enrico Macias (rires) aux Shadows. C'est vieux tout ça mais je pense que mon premier disque c'était les "Shadows".

MP: Tu as débuté la musique vers tes 12 ans et commencé la guitare avec une formation de guitare classique, raconte-moi ton cheminement vers la guitare basse.

DH : Oui comme tu l'as dit, j’ai commencé avec une formation à la guitare classique. Une année dans un magasin de musique à Audincourt dans une petite pièce avec un prof de guitare. Mais comme il arrêtait, il m’a dit où trouver un autre prof à Montbéliard. Mais l’ambiance ne m’a pas vraiment plu et j’ai tout arrêté. Ensuite je me suis débrouillé tout seul.


Après j'ai trouvé un groupe qui au départ cherchait un guitariste rythmique et on a fait quelques petites soirées, mais il manquait un bassiste, du coup je me suis proposé et j'ai acheté une basse et un ampli 60 watts (pas assez puissant).

MP : Comment s'appelait ce tout premier groupe, vous pratiquiez quel style de musique ?

DH : Le groupe avec lequel j'ai joué mes premières notes était "Incrédule", mais avec moi ça ne s'est pas vraiment bien passé.


Il y avait 2 frères dans le groupe, l’un était chanteur et l'autre guitariste, moi je jouais de la basse. Les autres musiciens avaient un budget matos beaucoup plus conséquent que le mien, finalement après quelques répétitions et concerts je suis parti. Malheureusement il ne reste aucun enregistrement de cette époque.

MP : Au final quel est ton instrument préféré ?

DH : la guitare mais avec Ange la basse évidemment !

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MP : En 1971, tu arrives dans Ange et remplace l'ancien bassiste Patrick Kachanian. J'ai lu que tes premiers débuts avec Ange ont été assez difficiles notamment lors du premier concert. Comment était l'ambiance à l'époque dans le groupe, tu as quand même réussi à te faire accepter ?

DH : C’est Jean-Claude Pognant qui m’a fait connaître le groupe qui recherchait un bassiste. J'ai fait ma première audition à Valdoie dans la salle de répétition du groupe. Je n'étais pas vraiment satisfait de ma prestation mais le lendemain je suis allé voir Jean-Claude qui m'a dit que c'était OK.


C'est vrai que ce n'est pas facile d'arriver dans un groupe où tout le monde se connaît, donc effectivement pour moi ce ne fut pas mes meilleurs moments avec Ange.

MP : Vous avez joué sur scène l'opéra rock "La fantastique épopée du général Machin". Y a t-il encore quelque part des enregistrements, des morceaux inédits qui ne figurent pas sur le CD "live 70-71" ?

DH : Non je ne pense pas, tout a été publié.

MP : As-tu quelques anecdotes à me raconter sur ces tout premiers concerts ?

DH : Mon tout premier concert avec Ange était à Clamecy (centre de la France) pour un festival. "Introversion" le groupe de Claude Demet jouait avant nous, ils avaient aussi un nouveau bassiste et il n’était pas très à l’aise non plus.


Mon souvenir c'est que l'on était très tendus tous les deux et ce jour là on a pas fait un super set.


Ensuite un concert à Paris aux Arènes de Lutèce pour un festival également avec notamment "ZOO" (ils avaient deux très bons violonistes). Lors de ce concert on a joué "La messe des incrédules" (Francis jouait du violon et du cor de chasse).

On n’avait peur de rien à l'époque, on se déplaçait avec un Tube Citroën rallongé, odeur gasoil garantie et chauffage inexistant (rires).

MP : Justement concernant "La messe des incrédules" ce morceau joué par Ange à ses débuts. Vous n'avez pas un enregistrement quelque part dans un tiroir ?

DH : Ce titre c’était une critique sur l’église. Malheureusement je n’ai jamais entendu d’enregistrement, ensuite on a fait un morceau contre la guerre (atome).

MP : Le succès arrive avec votre premier album, te rappelles-tu du fameux concert mythique "RTL 72", tu en gardes un bon souvenir?

DH : Oui un excellent souvenir, c'était dans un petit studio devant peut-être 50 personnes ou un peu plus. Mais pour ce Live, on a mis toute notre énergie parce que l'on savait qu'il y aurait énormément de monde qui écouterait cette émission de radio. Le groupe a été vraiment très satisfait de ce concert.

MP : En ce qui concerne ta participation aux albums d'Ange de la première époque. Comment ça se passaient les enregistrements ?

DH : Le groupe passait des après-midis entières en répétition, on improvisait. A force de répéter, des morceaux finissaient par être créés. C’était le fruit du groupe, on n’écrivait pas les morceaux à l'avance. Les membres du groupe étaient autodidactes et gardaient tout en tête. En studio chacun assurait sa partie.

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MP : J'aimerais que tu me parles de votre tournée en Angleterre. Vous aviez fait pas mal de concerts ? Comment ça s'est passé ?

DH : Pour aller en Angleterre on a pris le bateau et ensuite l'Hovercraft (aéroglisseur). On a joué pas mal de temps là-bas. Le groupe a fait les premières parties d'Arthur Brown et c’était vraiment génial. Ils jouaient à 3 : un bassiste, un guitariste et Arthur Brown au chant avec une boîte à rythme. Ils avaient un son d’enfer. On jouait souvent à 13 h dans les facs, ils organisaient des concerts à cette heure là. On a joué dans toute l’Angleterre, à Londres au Marquee Club (le Golf Drouot anglais) avec Arthur Brown.

Il y avait également un autre groupe dont je ne me rappelle plus le nom.
On a fait une tournée avec eux où on jouait tout d’abord en premier évidemment mais ensuite en deuxième car on avait plus de succès. Ils n’étaient pas très contents d’ailleurs (rires).


On a joué au Stadium de Liverpool, à Leeds, Manchester, au pays de Galles ou l’on a été super bien accueillis. Aussi Newcastle et sa bière (rires)...Bon j’arrête là, ce fut vraiment de super moments.

MP : Il y a aussi une tournée au Québec en 1977. Vous avez été bien accueillis également je suppose dans la belle province ? Y avait-il déjà des tensions dans le groupe ?

DH : Super oui pour l’accueil, mais grosse déception pour le matériel. On n’avait emmené que le clavier de Francis car il avait un son très spécial que l’on devait avoir.

Mais pour les autres musiciens, c'était vraiment la galère, la batterie était une catastrophe. Jean Michel (Brézovar) avait un ampli qui n'était pas à la hauteur et en ce qui me concerne c'était la même chose. Je me rappelle de la marque des amplis "Davoli". Il a fallu faire avec. Mais on a joué également dans de petits endroits et ça nous a rappelé nos débuts.

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MP : On a dû te poser cette question des centaines de fois mais j'aimerais que tu me donnes les véritables raisons de ton départ d'Ange (interdit de mentir !)

DH : Il y avait trop de tensions au sein du groupe. On était toujours sur les routes, on n’avait plus de vie de famille. On n’avait pas d’argent également et pourtant les salles étaient bien pleines. Moi je pense qu'il aurait fallu faire une pause cet été là (1977) pour souffler et reprendre ensemble en septembre mais cela n'a pas été le cas.


MP : Après ton départ d'Ange en 1978 tu collabores avec Yves Hasselmann sur l'album "Couleurs du temps". Avec le recul, qu'est-ce que tu penses de ce disque ?

DH : Il m'arrive de l'écouter de temps en temps et je suis très content de l'avoir composé avec Yves. J'avais trouvé le batteur Christian Repiquet et le guitariste Jean louis Baverel. On s’est tous bien éclatés à faire cet album dans un studio à Angers au bord de la rivière. Même l´ingénieur du son, Richard Loury a participé à l’album.

MP : Ensuite il y a ta participation sur l'album de Claude Demet (ex ange) "Introversion" en 1985. Pourquoi ne pas avoir continué avec lui, l'album était très bon ?


DH : Avec Claude on se connaissait bien. Il habitait dans un village à côté de Vesoul. Comme on se voyait de temps en temps, il m’a demandé de venir jouer avec lui. On a fait quelques concerts ensemble.

On a même sorti un 45 tours qui parlait de la pêche à la mouche, c’était un technicien de cette pratique de pêche. Ensuite il est parti à Gray à 50 km de Vesoul où il a créé son studio d’enregistrement. Il a continué son chemin et moi le mien, c’est tout simplement comme que ça que notre collaboration s'est terminée.

MP : Tu as mis ta carrière entre parenthèse mais tu es revenu régulièrement jouer avec Ange pour des tournées (88-95). Tu avais la nostalgie des premières années ?

DH : On s'est retrouvés par hasard. Le journaliste Lionel Baillemont voulait faire un article sur la musique rock des années 70 et tout en discutant avec lui je lui dis pourquoi ne pas organiser un concert avec quelques groupes de cette époque.

D'où l'idée d'un concert au Zénith de Paris avec "Au bonheur des dames", "Dick Annegarn", "Martin Circus" et bien sur "Ange" mais avec les anciens membres.
Ensuite , on a réformé le groupe et c'est reparti pour plusieurs années de concerts et un album (Les larmes du Dalaï Lama) jusqu'à la tournée Rideau qui devait terminer l'histoire du groupe. Christian avait déjà tout prévu avec un album live en final.


Donc pas de nostalgie, on a fait de bons concerts avec une histoire qui a duré encore 8 années, mais entre temps on avait notre vie personnelle.

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MP : Parlons si tu veux bien de la tournée d'adieu en 1995, le groupe original était au complet. Comment ce sont passées ces retrouvailles ? Quel est ton meilleur souvenir de concert pendant cette tournée ?

DH : Je me souviens tout d'abord du guitariste en première partie : Tommy Emmanuel. Une claque dès le premier jour : seul sur scène avec sa guitare (on cherchait où étaient les autres musiciens). Il avait un son énorme et changeait ses cordes de guitare pratiquement tous les jours. Depuis il joue avec tous les musiciens de la planète.


Ce fut une super tournée, beaucoup de concerts. Mon meilleur souvenir reste le dernier concert au Zénith à Paris, un son énorme, surtout pour moi.

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Je me rappelle surtout du titre "Le cimetière des arlequins". Ce qui était vraiment impressionnant, c'était d'avoir une poursuite sur moi tout seul, au milieu de la scène avec un son démentiel. (Rires) C'est rare pour moi ce genre de situation et j'ai vraiment adoré.

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MP : Maintenant si tu le veux bien, on va passer à la seconde partie, je vais te poser des questions un peu plus personnelles. Quelles sont les marques d'instruments que tu préfères utiliser ?

DH : En basse ma "Vigier". Je regrette d'avoir vendu ma" Rickenbacker". J'ai aussi ma Fender jazz basse qui a un super manche,les micros sont un peu fatigués. En guitare folk " Takamine", donc ma Vigier et ma Takamine.

MP : Quel est ton album préféré d'Ange ?

DH : Sans hésitation "caricatures", pour moi c'est Ange. On était un groupe, on croyait à notre musique. Ensuite pour les suivants ce fut différent, il y avait les tournées plus le studio c'est devenu plus compliqué.

MP : Quels groupes français appréciais-tu dans les années 70 ?

DH : il y avait du monde a cette époque-là "Gong", "Variations", "Tac poum sysème", "Alice", "zoo" , "Au bonheur des dames". Je n'avais pas trop le temps de les écouter. On se croisait souvent dans les festivals. J'écoutais plus "Genesis" ou "King Crimson".

MP : : Tu pars t'isoler sur une île déserte, tu dois emmener trois albums, lesquels choisis-tu obligatoirement ?

DH : Pas facile de choisir, sans doute du "Genesis" et du "Mike Oldfield"

MP : quels sont les artistes que tu écoutes en ce moment ?

DH : En ce moment j'écoute pas mal de musique cool, Tommy Emmanuel. J'aime bien les "Red Hot" surtout la basse évidemment. Je regarde beaucoup "youtube" et je cherche des morceaux à bosser. Malheureusement, techniquement j'ai beaucoup plus de difficultés à jouer ce que j'entends.

MP Tu es plutôt Genesis ou Yes ?

DH : Genesis avec Peter Gabriel et Steeve Hackett à la guitare.

MP: Parmi les groupes de rock traditionnel des années 70 et 80, quels sont les groupes que tu adores ?

DH : Dans les années 70 évidemment j'écoutais les Rolling Stones, Led Zeppelin, John Mayall, les Who, tous les grands de l'époque.

MP : Quel est pour toi Daniel, le meilleur bassiste de tous les temps, ton modèle en quelque sorte?

DH : je n'ai pas de bassiste préféré. Ce n'est pas la virtuosité qui m'intéresse mais plutôt le son, la façon de placer un note. J'aimais bien Alain Caron à l'époque du groupe "Uzeb". Ils étaient venus à Vesoul et là Alain Caron a commencé seul un blues et c’est monté à un niveau incroyable, ce fut très impressionnant.


Après il y a la technique, la rapidité et là il y en a un paquet qui jouent comme des malades mais ça ne me fait pas vibrer.

MP Tu lis des Bandes dessinées ou des Livres de poche ?

DH : Je suis plutôt BD : Wolinski, Geluck. J'ai surtout envie de me détendre.

MP : Quel est ton genre de films préféré ?

DH : J'aime beaucoup les films "catastrophes", ceux qui ont un rapport avec la nature et on peut dire qu'actuellement celle ci nous donne de quoi faire. La science-fiction également, mais malheureusement je trouve que parmi tous ces films, il y en a très peu qui nous font rêver à un avenir meilleur. Un que j'ai beaucoup aimé c'est "Mars Attack" de Burton.

MP : Quel est ton plat préféré, ta boisson favorite ?

DH : Une assiette franc-comtoise (pommes de terre saucisse de Morteau ou de Montbéliard et cancoillotte ) avec un bon Jura et en été les barbecues entre amis.

MP : En dehors de la musique quelle est ta passion ?

DH : La météo, en particulier les orages ou une bonne tempête de neige, ce qui est très rare à Vesoul. On a eu quand même 60 cm de neige en un week-end dans les années 80.

J'adore regarder le ciel, donc si je devais faire un autre métier, ce serait dans ce milieu-là.

Cette passion pour la météo, on va dire que ça date depuis toujours et je ne sais pas pourquoi. Les phénomènes atmosphériques, la pluie qui tombe, la neige en hiver, un orage, les giboulées en mars des fois violentes, le vent : ça me fascine. On pourrait en parler aussi longtemps que la musique .

MP : Je sais que tu es désormais retraité, tu joues toujours de la musique ?

DH : J'en joue tous les jours mème quand je pars en vacances, je ne pars jamais sans une guitare .

MP : As-tu toujours des contacts avec les anciens membres du groupe Ange ?


DH : Oui bien sûr avec Christian (Décamps), on se téléphone de temps en temps et on s'est vus avec Pat O’May lors de concerts. Jean-Michel Brézovar, on se téléphone, Francis (Décamps) plus rarement. Pour les autres musiciens du groupe, malheureusement on ne se voit pratiquement jamais. Je trouve ça dommage car on a fait un sacré bout de chemin ensembles.

MP : Ma toute dernière question. S si tu pouvais musicalement tout recommencer, tu referais la même chose ?

DH : Je pense que oui, mais de façon différente, j'essayerai d'aller plus loin dans la façon d'explorer le domaine musical. Par rapport à mon parcours avec "Ange" il faudrait quand même changer pas mal de choses.

MP : Merci Daniel pour le temps que tu as bien voulu accorder à Francerock70, merci pour ta gentillesse, c'était un vrai plaisir de s'entretenir avec toi.

DH : C'est moi qui te remercie de m'avoir donné la parole. Heureusement qu'il existe des endroits comme Francerock70 pour pouvoir encore s'exprimer.

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Pour illustrer l’article de Daniel Haas, j’ai eu envie de vous faire écouter l’intégrale du concert live RTL 95.

Lors de cette tournée d’adieu le groupe était une dernière fois au complet avec : Christian Décamps, Francis Décamps, Daniel Haas, Jean-Michel Brézovar et Gérard Jelsch.

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C’est un double CD tiré de l’émission de radio de Francis Zégut « Concert d’un soir ». Il s’agit d’un document sonore de qualité différente puisqu’il provient de deux sources distinctives mais c’était la seule façon pour moi d’avoir le concert intégral.

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Un grand merci à Daniel Haas pour sa gentillesse et les photos.

Merci à Nicolas de "Vesoul Musique"

Merci également à Philtop, JIPI et John sous-marin (concert RTL 95)

Titre en écoute : Le Vieux de la montagne (extrait)

par Mister Pat

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