Le constat est sans appel : peu de femmes consultent le blog Francerock70. Devant cet état de fait, une remise en cause de la ligne éditoriale du blog s’impose.
Aujourd’hui je vous propose donc une chronique sensée convenir à la gent féminine : « Comment devenir chanteuse ».
Et quoi de mieux qu’un roman photo contant la romance entre une demoiselle jolie comme une princesse et un musicien charmant comme un prince pour attirer la curiosité de ces dames ?
Ce charmant reportage photographique paru dans ‘Mademoiselle Age Tendre’ en mars 1974 annonçait la parution du premier album de la non moins charmante Christine Corda.
Cet album concocté par Jean-Pierre Castelain et Cyril Azzam ayant déjà fait l'objet il y a quelques années d'un post sur le blog de TonTonMusik (avec la complicité de Gaby), je vous invite à vous y rendre en cliquant sous l'image ci-dessous.
Quant à moi, je vais vous proposer le 2ème album de la demoiselle avec toujours Jean-Pierre Castelain à la manœuvre.
Tout d’abord en guise de bio, voici l’insert destiné à la presse et aux radios lors de la parution de ce deuxième album de Christine Corda.
A propos de ce second LP, il est dit ci-dessus « La vie est plus belle après l’avoir écouté ». Aussi, avec ce post, Francerock70 pourra dorénavant s’enorgueillir d’embellir la vie de ses fidèles visiteurs/visiteuses.
Nous sommes en 1979. Cette fois-ci, Jean-Pierre Castelain (paroles, musiques, réalisation et évidemment guitares) fait appel à François Auger (batterie), Didier Batard (basse), Roland Romanelli (accordéon et claviers) et Jean-Jacques Milteau (harmonica). André Hervé, Jean-Louis Bucchi et Jean-Louis Bentolila se succèdent au piano.
L’album s’ouvre sur « Petite pierre » où dès les premières notes on se retrouve plongé dans l’univers de Castelain avec des arrangements et des choeurs semblant sortir des albums WEA de celui-ci.
La douce folie évoquée dans ce titre (« une pierre qui roule dans son torrent qui coule et un Fou qui lui court après... ») est un thème récurrent à l’époque non seulement chez Castelain mais aussi chez de très nombreux auteurs (qu’ils soient perchés ou pas sur une colline). Réécoutez vos vieux vinyles !
« Il disait » met en scène un vieux couple « assis tous deux sur un banc » où chacun de son côté se remémore ses illusions perdues puis « sont rentrés car le temps tournait à l’orage ». Cette petite chronique sociale aurait pu avoir sa place dans « Albéria ou l'histoire d'Albert ».
Un peu plus loin, de sa douce voix, Christine Corda nous invite à une autre rêverie nettement moins amère « aller au gré du vent / aller au gré du moment / regarder les libellules danser dans le crépuscule .../ ...s’allonger au soleil / écouter les abeilles / c’est la vie qu’on aimerait avoir... ».
Après un premier 45 T « Petite pierre / La vie qu’on aimerait avoir » qui reprend le visuel du 33 T, un second 45 T est publié avec « Mademoiselle / N’importe quoi » les deux titres les plus nerveux du LP.
Dans « Mademoiselle » un Jean-Pierre Castelain sous le charme ose un « Mademoiselle voudriez-vous prendre un petit verre avec moi »avant de lui proposer de chanter l’excellente caution rockn’roll de ce disque : « N’importe quoi ».
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Ayant déjà plusieurs albums pour enfants à son actif (son LP « La souris s’en va en guerre » et les trois « Histoires pour de vrai » composés et arrangés pour Jeanne-Marie Sens), Jean-Pierre Castelain conclut l’album de Christine Corda avec deux chansons pour enfants. Tout d’abord le titre « Le voyageur » pour lequel il fait de nouveau appel à la chorale ‘les Petits écoliers chantant de Bondy’. On a l’impression de réentendre un titre de «la souris s'en va-t-en guerre».
Avec le titre « Gédéon » on se replonge dans les chansons/comptines de Jeanne-Marie Sens. On y fait connaissance de Gédéon le vieux dindon, de Léon le petit pois extra-fin et d’un Prosper le beurre demi-sel qui ne veulent pas passer à la casserole !!!
Ce LP (où Jean-Jacques Milteau est souvent mis à contribution pour notre plus grand plaisir) ne comporte que huit titres (ce qui est peu pour un album de chanson française). Aussi je vous ai ajouté le 45 T de 1974 réalisé par Jean-Pierre Castelain pour notre chanteuse.
Il n’a rien d’un rock mais « Rock’n roll pas mort » n’en demeure pas moins un hommage au rock’n roll.
La face B « Un dimanche comme un autre » cache bien son jeu. Ce n’est qu’au fil de l’écoute que l’on réalise qu’il s’agit de l’évocation d’un foutu dimanche après-midi cafardeux où la perte d’un être cher est encore plus dure à supporter.
titre en écoute en 192 kbps : « Petite pierre »
merci à Chatrick pour le nettoyage de « Un dimanche comme un autre »
par Crapou qui dédie cette chronique à Christian Zurbach dit Zuzu (Zuzudisco) http://pressibus.free.fr/zuzudisco/index.html









