Boris Santeff - Déjà qu'on est pauvres, si en plus faut s'priver (1982).
A priori, la pochette n'est pas trés séduisante, on imagine qu'il s'agit encore d'un de ces 33 tours sans surprises, effacé des radars, atterri dans les bacs à soldes peu après sa sortie.
La curiosité n'est pas un défaut surtout quand cette quête légitime est encore possible, une flopée de disques ne seront jamais réédités.
Santeff n'est pas un novice en la matière, il a déjà a son crédit deux albums à son palmarès, des chansons rock, pop.
Pianiste, musicien de studio accompli, il se lance dans une carrière solo, certes courte, mais qui aura le mérite de rejoindre le cercle des artistes iconoclastes, une gueule et un look pas règlementaire.
"Heureux Amoureux" démarre aussi sec avant que "La Nouvelle Chanson Anglaise" s'enchaine dans la même énergie.
Comparable à Schulteis, Gotainer, l'auto-dérision est la matière première de chaque compo, exemple avec "Pas encore célèbre" pied de nez au disque business. Le disque prend quelques incartades où le piano est dominant. Aux questions existentielles, "Questions sans réponses" s'empare des sujets du quotidien, même des plus ridicules.
Qu'importe, Santeff se prend pas la tête. Niveau Production, le résultat est loin d'être pauvre, cuivres et synthés font bon ménage.
par Aural oddities
En écoute : Pas encore célèbre



