Aller au contenu
Francerock70 — Le blog du rock français
Chroniques

Bernard Swell (suite)

francerock7025 mai 2024

Sur le magnifique album "les froides saisons" de Richard Gilly et sur celui de René Vallère "Tout fait l'amour" , il s’appelle encore Bernard Sassy mais pas pour longtemps. En eff…

Bernard Swell  (suite)

Sur le magnifique album  "les froides saisons"   de Richard Gilly et sur celui de René Vallère  "Tout fait l'amour" , il s’appelle encore Bernard Sassy mais pas pour longtemps. En effet le nouveau guitariste de Hugues Aufray va se choisir comme nom de scène Bernard Swell pour son premier album enregistré au studio Condorcet en 1977.

Ce disque aux relents de west coast à la toulousaine a trouvé refuge depuis quelque temps dans la caverne des oubliés de notre ami Gaby. C’est ici

2_swell1


De même pour découvrir une bio de Bernard Swell il suffit de relire sur le blog la chronique de LVA concernant son 3ème (et dernier) album " Priez pour moi "


Aussi pour ma part, je vais me contenter d’évoquer succinctement le 2ème album de Bernard Swell « Je te tuerai » enregistré en1980 en Californie.

3_swell2

Sur cet album enregistré et mixé à Los Angeles, Bernard Swell est entouré de musiciens américains (Craig Siegel, Beau Segal, David Owen, Ryan Ulyate, Rick Shlosser) et de la jeune femme blonde de la photo du verso qui n'est autre que Véronique Sanson, sa compagne de l'époque dont il reprend le titre «On m'attend là-bas».

4_swell2_famille


Excellent guitariste, Bernard Swell nous livre le résultat de ses pérégrinations sur la côte ouest et, ma foi, on n'est pas déçu. Bénéficiant d'un mixage aux p'tits oignons avec Ryan Ulyate aux manettes, Bernard Swell est parfaitement à l'aise pour chanter en français ce rock californien qui l'inspire tant.

Toujours calme même quand il s'énerve, il nous propose neuf titres épatants dont «Aimer-la» avec ses 6:12 qui clôt le disque et nous redonne envie de tout réécouter depuis le début...


A l'écoute de «Entre ici et l'éternité», on devine un Bernard Swell au volant d'une vieille décapotable dans le désert des Mojaves se prenant pour un fugitif pas vraiment serein : "Trois jours que je roule, j'en vois plus la fin / Je trouve pas la frontière, je réponds de rien / J'ose pas me retourner, je les sens se rapprocher / M'auront pas vivant, je préfère tout casser...".

Notons que le disque comporte un titre chanté en anglais « The world of love » qui est superbe avec son petit côté Supertramp.


«Je te tuerai» et «Dix-sept ans», les deux titres les plus immédiatement accessibles de l'album, feront l'objet d'un 45T qui restera malheureusement confidentiel (comme le LP).

5_swell2_45T


Info de dernière minute :


Début mai 2024, le webzine Gonzomusic, dans sa rubrique Flashbacks, a remis en lumière le dernier album de Bernard Swell «Priez pour moi». C’est ici  (je ne partage pas du tout l’avis du journaliste de Best qui n'avait pas aimé le titre « Priez pour moi »(reprise de "Don't be denied" de Neil Young). 

6_swell3

7_swell3


Titre en écoute : « Aimez-la »

par Crapou

NB : FR70 avait fait une toute petite allusion à Bernard Swell dans une chronique consacrée à Augier/Secco (et au boss de FR70....). C'était ici.

Plus dans la même veine