Gournay-sur-Marne, vous connaissez ? Cette commune est située dans le 9-3, en géographie française, la Seine-Saint-Denis. Pas d'affolement cependant amis "quinquas", "sexas" voire "septuas" qui composez la clientèle de ce blog magnifique du Grand Gourou. Mister Pat, notre incursion dans le 9-3 ne va pas nous infliger une séance de rap, dieu nous en préserve !
Non, Gournay-sur-Marne est simplement la commune qui a vu naître le groupe que nous allons évoquer aujourd'hui : ARACHNOÏD, dont la première mouture date de 1970.
Les plus affûtés d'entre vous (je me mets hors concours, non par vanité, mais parce que j'ai la réponse aux questions, vu que c'est moi qui cause !), les plus affûtés, disais-je, savent qu'il s'agit de musique progressive. On peut même affirmer qu'il s'agit de l'un des meilleurs que notre hexagone ait connu, puisque l'on n'hésite pas à les comparer à rien de moins que KING CRIMSON ! Il suffit d'écouter Lark's Tongue In Aspic du Roi Cramoisi pour s'en convaincre. Certains y ont même vu des influences de Pink Floyd !
Faisons les présentations. La formation du groupe est à l'initiative de 2 potes : Michel Pilot et Patrick Woindrich. ARACHNOÏD a changé plusieurs fois de personnel au cours de sa trop brève existence. Lors de l'enregistrement de l'album qui nous intéresse aujourd'hui, le seul qu'il a publié, en 1979, le groupe était composé de :
Patrick Woindrich (guitare, basse, chant)
Bernard Minig (batterie)
Nicolas Popowski (guitare, chant)
François Faugières (claviers, chant)
Pierre Kuti (claviers)
Marc Meryl (chant, tambourin)
Bel effort de prog. symphonique, on peut considérer que cet album fut l'un des meilleurs sans sa catégorie et il a été salué comme tel par la critique à l'époque. Le chant (Marc Meryl), dans un style quelque peu dramatique, fait penser à Christian Décamps (certains d'entre vous le connaissent, je crois !). Il y a largement pire comme référence de comparaison !
Guitares éclatantes, claviers tourmentés, chant dramatique, un must du genre.
Malheureusement, lors de la sortie de l'album, sur un petit label, l'heure était au punk… Fin de l'histoire…
Pas tout à fait : le groupe, réduit à un duo, se reforma entre 1990 et 1995.
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Extrait de Progarchives.com (traduit) :
Critique de l'album par un internaute répondant au pseudo de Sgtpepper :
"Un morceau assez expérimental qui s'inspire de l'avant-garde, du rock progressif sombre des années 70 de King Crimson et de la théâtralité vocale d'Ange, ainsi que d'ingrédients originaux que je ne pourrais attribuer à d'autres groupes ou artistes."
La section rythmique avec basse et batterie sonne bien, et ce sont les textures de guitare et de clavier en arrière-plan qui offrent une comparaison lointaine avec King Crimson.
Le français est bien plus convaincant que l'anglais dans une chanson.
J'aime la plupart des parties instrumentales avec une guitare agressive et des claviers subtils, comme la deuxième partie de « Le Chamadere ».
« Piano caveau » est logiquement très lié à un solo de piano et est très différent du premier morceau, mais se transforme en un motif irrégulier et parfaitement sombre avec un solo de basse et des percussions inquiétantes. L'orgue mélangé à un synthé avec un son de piano numérique offre un mélange sonore agréable. Je ne sais pas s'il s'agit d'un Melotron, mais plutôt d'un orgue en arrière-plan.
« In the screen side of your eyes » sonne comme un balland au début avant de se transformer en un orgue rapide et crimsonien. L'enrichissement de la flûte est remarquable.
« Toutes ces images » intègre une guitare Genesis et évolue vers une fureur jazzy à la Canterbury à la fin.
« La guêpe » combine de beaux passages instrumentaux avec une expérimentation vocale tranchante.
« Final » est un entraînement intensif de rock progressif à couper le souffle, aux sonorités si françaises (comparer à Shylock).
Pour ses expérimentations audacieuses et sa musicalité solide, cet album mérite 4 étoiles."
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Morceau en écoute : Toutes ces images
par PHILOU




