Après la pluie – la célèbre ascension abyssale de Joseph Celsius (temps 3, 1978).
Entre Progs, on se reconnaît, entreprendre des néologismes fut fort pratiqué même en temps de punk, dont la jeune génération détestait cette musique boursouflée, virtuose et compliquée.
Parfois la musique, atteinte de sonnets, atteint des sommets, puisqu'après la pluie est censé venir le beau temps, et si le succès – bien que posthume – pointe le bout de son nez, c'est entre quelques amis que l'on refait le tour d'un disque. Quand certains artistes brouillaient les pistes pour ne pas se ressembler, il faut avouer qu'il est triste de se voir cloner.
Est présent sur celui-ci un certain Roger Lombardot qui, en tant qu'acteur et récitant, avait prêté sa voix sur un titre d'Ange nommé Dignité. La comparaison s'arrête là puisque le bonhomme se prête volontiers à égrener ses mots dans un vocable progressif.
Concept album parsemé Fender Rhodes, des guitares déformées, avec un petit accent dans le récitatif, avec quelques cuivres cachés sur le dansant Celsius. Critiques acides et acerbes des habitudes, Bêtement est tout aussi cynique qu’une armée d’anarchistes. Il règne justement dans cet unique 33 tours un état de rébellion, qui n’est pas cantonné au mouvement punk.
Après la pluie reste encore à ce jour un disque qui court-circuite la pensée unique.
Titre en écoute : Caca
Aural Oddities



