Comme le prévoit la loi, je suis obligé d'apposer un avertissement à ma chronique, mettant en garde contre la teneur de ses propos. Aussi vous prierais-je de bien vouloir éloigner les enfants, les personnes fragiles et Christine Boutin, afin de les préserver d'éventuelles séquelles tant physiques que psychologiques… si ce n'est déjà fait pour la dernière !
Oui, m'sieurs-dames, aujourd'hui nous allons parler de l'album d'ADX, dont le nom seul devrait faire frémir l'horreur les adeptes de Gandhi — LA TERREUR — Le mot est lâché et résume à lui seul la politique musicale des bouchers de Pont-Sainte-Maxence. Avant tout, il faut que vous sachiez que les membres d'ADX sont des teignes, de vrais méchants, des tatoués, des barbares sans foi ni loi. Ils boivent du Jack Daniel's au goulot, mangent des enfants, violent des femmes et le dernier prêtre qui les a confessés est encore actuellement traité pour de graves troubles psychiques.
Enregistré au studio Couleurs d'Auvers-sur-Oise en 1986, La terreur est donc le deuxième LP d'ADX. Il intervient cinq ans après la formation du groupe et tout juste un an après la sortie de son premier album, déjà prometteur.
Les ADX n'ont pas de temps à perdre, ils avancent au pas de charge et reprennent la même recette qui avait déjà fait le succès du précédent opus, enfonçant le clou encore un peu plus profond. Phil (Philippe Grélaud) au chant, Deuch (Frédéric Deuchilly) à la basse, Dog (Didier Bouchard) à la batterie, Marquis (Hervé Tasson) et Betov (Pascal Collobert) aux guitares, l'équipage est prompt à la manœuvre, ne rechigne pas à la tâche et n'a pas peur de se faire mal.
C'est évident, les gars sont aux taquets du début jusqu'à la fin, pas le temps de souffler entre deux riffs, ça déboule de tous les côtés. Puissante, rapide, mélodique, sans concession et produite de façon magistrale, telle est la musique d'ADX qui s'impose rapidement comme l'une des références françaises en matière de heavy metal.
Après 40 ans de carrière, les ADX sont toujours sur le pont. Le line up a quelque peu évolué, mais la hargne reste intacte. Pour preuve : BESTIAL, nouvelle offrande des Picards énervés, sortie dans les bacs le 24 janvier 2020.
par KEITH MICHARDS
Titre en écoute : le blason de la honte







